Carla Bruni fait son premier faux pas : Sa première interview officielle crée la polémique





?a commence mal pour la première dame de France. Pour sa première interview officielle elle provoque un tollé en comparant la presse people à celle collaborationniste.


 


Le Quotidien — Agences


Hier, l'Express sort en kiosque avec 24 heures d'avance. Motif de ce bouleversement d'agenda : une interview événement de Carla Bruni, la nouvelle première dame de France. Au cœur de cet entretien avec le directeur de l'hebdo Christophe Barbier, une phrase choc. Interrogée sur l'affaire du SMS publié par le site internet du Nouvel Observateur, elle livre cette réponse:


«? travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?»


Une interrogation en forme de comparaison qui a provoqué la colère de l'hebdo incriminé. Mardi, dans une interview au site Rue89, Michel Labro, directeur de la rédaction de l'Obs, juge cette interrogation «parfaitement hallucinante, assez incroyable et pathétique», en résumé «parfaitement imbécile». Et d'ajouter : «On ne joue pas avec ce genre d'affirmation» qu'il juge «diffamatoires».


Carla Bruni a aussitôt réagi, en faisant publier ce court texte sur le site internet de L'Express :


«Dans l'édition d'aujourd'hui, 13 février 2008, L'Express me consacre une longue interview, au cours de laquelle j'ai comparé, à tort, les méthodes employées dans les sites Internet avec celles employées par la presse collaborationniste. Si j'ai pu blesser quelqu'un, j'en suis extrêmement désolée. J'ai juste voulu dire tout le mal que je pense de ces attaques ad hominem, qui dégradent l'information. Et le danger potentiel qu'elles représentent.»


Simple coup de sang pour ce début de carrière de première dame ? Christophe Barbier, ami de longue date de explique pourtant dans la vidéo «making of» de l'interview qu'il ne s'agit pas d'un premier jet, loin de là : «Elle l'a fait avec beaucoup de méticulosité. Nous nous sommes vu le mardi 5 février et pratiquement tous les jours de la semaine qui a suivit pour, à chaque fois, préciser, compléter, rajouter des questions, retravailler des formulations…» Et d'ajouter, sur M6 : «Elle a voulu absolument parler de la polémique du SMS».


Dans sa première interview de "première dame" de France, la nouvelle épouse du président affirme par ailleurs vouloir "garder (sa) personnalité",


"Je ne sais pas encore ce que je peux faire en tant que première dame, mais je sais comment je veux le faire: sérieusement", ajoute l'ex-mannequin reconvertie avec succès dans la chanson.


Interrogée pour savoir si elle pensait "s'inspirer" d'autres premières dames françaises comme Danielle Mitterrand ou Bernadette Chirac, l'épouse du chef de l'Etat, âgée de 40 ans, a marqué sa différence.


"Ce sont des femmes que je respecte. Cependant, tout comme Nicolas ne ressemble pas à ses prédécesseurs, j'aimerais, moi aussi, tout en respectant la dignité de la fonction, garder ma personnalité", répond-elle à la question de savoir si elle pense "s'inspirer ".


Alors que l'officialisation de leur liaison a eu lieu en décembre, deux mois après le divorce de Sarkozy de sa deuxième épouse Cécilia, et que leur mariage a été célébré le 2 février, elle explique qu'"entre Nicolas et moi, ce ne fut pas rapide, ce fut immédiat. Donc, pour nous, ce fut en somme assez lent".


Troisième épouse du président, Carla Bruni, 40 ans, qui a une fois déclaré à un magazine "s'ennuyer follement dans la monogamie", ajoute: "je suis de culture italienne et je n'aimerais pas divorcer... Je suis donc la première dame jusqu'à la fin du mandat de mon mari, et son épouse jusqu'à la mort. Je sais bien que la vie peut réserver des surprises, mais c'est là mon souhait".


Carla Bruni est aussi interrogée sur l'image qui a soulevé la polémique, celle de son fils Aurélien (qu'elle a eue avec le philosophe Raphaël Enthoven) se cachant le visage, sur les épaules du président, à Pétra (Jordanie) début janvier. Elle reconnaît avoir commis "une erreur".


"A Pétra, après quarante-cinq minutes de marche, j'étais épuisée à force de porter mon fils. Nicolas l'a pris sur ses épaules, et j'ai apprécié ce geste sans réfléchir. Quand j'ai vu les photographes qui étaient là, j'ai dit à mon fils de se cacher le visage, parce que je pensais qu'il valait mieux qu'il ne soit pas reconnaissable sur les clichés", explique-t-elle.


"Mon erreur a été de ne pas prendre la mesure de ce qui allait arriver, de ne pas réagir assez vite lorsque j'ai vu les 600 photographes réunis soudainement. Quelques secondes ont suffi. Mon erreur la plus grande, bien sûr, a été d'emmener mon fils dans cette visite à Pétra. Cela a donné une image choquante, violente, obscène, qui m'a procuré de la honte en tant que mère. Ce n'est pas l'erreur de Nicolas, c'est la mienne", ajoute-t-elle.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com