Le Secrétaire d’Etat britannique à l’intérieur : «Pour un renforcement de la lutte anti-terroriste avec le Sud»





«Le but de ma visite est de renforcer la coopération dans la lutte anti-terroriste


entre la Tunisie et La Grande Bretagne », c’est en ces termes que le Secrétaire d’Etat britannique à l’intérieur, M. Tony McNulty, résume la teneur de sa visite en Tunisie durant laquelle il a eu des entretiens avec les Ministres de l’intérieur et de la justice.


 


Tunis-Le Quotidien


«C’était une courte visite, mais elle était riche en enseignements notamment en ce qui concerne le renforcement de la coopération dans la lutte anti-terroriste ainsi que la consolidation des échanges économiques et commerciauxentre les deux pays. Deux aspects de la coopération qui vont, selon moi, de paire», a indiqué McNulty lors d’une conférence de presse tenue hier à l’ambassade britannique quelques heures avant son départ.


Accompagné d’un important groupe de parlementaires de la Chambre des Communes et des Lords, le Secrétaire d’Etat britannique chargé de la sécurité, de la police et de l’anti-terrorisme, précise, à ce propos, que cette visite s’insérait dans le cadre du suivi de la visite à Londres de  M. Abdelwaheb Abdallah, ministre des Affaires étrangères en décembre 2007. Une visite qui, selon des sources britanniques, «a donné une nouvelle impulsion aux relations tuniso-britanniques à travers l’instauration d’une concertation permanente  et d’un dialogue régulier entre les deux pays».


Un rapprochement qui serait de taille, selon ce dernier, puisqu’il fait de la Tunisie un allié de taille du Royaume Uni dans le domaine de la lutte anti-terroriste. «Non seulement cela nous permet de travailler ensemble dans ce domaine, mais surtout cela permet à la Grande Bretagne de voir comment la Tunisie a préludé cette question».  «Même si en Tunisie il n’y a pas vraiment eu une vague de terrorisme, comme c’était le cas dans beaucoup de pays dans le monde, elle a eu, toutefois, a traiter ce problème et il est, en effet, intéressant de connaître comment elle l’a évalué et évolué dans ce domaine», explique-t-il.


 


L’Irak et le Hamas


Sur un autre sujet, et en réponse à une question du «Quotidien» sur la corrélation possible entre le renforcement du terrorisme dans le monde et la situation en Irak occupé par les Américains ou  dans les territoire palestiniens occupés par Israël, le Secrétaire d’Etat britannique a refusé de faire une relation de cause à effet entre les deux phénomènes. «On ne peut en aucun cas justifier le terrorisme. Ce n’est pas valable de dire qu’il y est un attentat à Londres parce qu’il y a une guerre en Irak», affirme-t-il.


Il avoue, toutefois, comprendre que le manque de progrès en Irak et au le Proche-Orient puissent être des motifs de frustrations chez certaines personnes. C’est d’ailleurs là l’importance de travailler avec les pays du sud et ce afin de trouver des solution ensemble.


Une réponse pas forcément convaincante tout comme celle à propos de travailler avec un gouvernement du sud, celle du Hamas que la Grande Bretagne qualifie comme «organisation terroriste» alors qu’il est démocratiquement élu. « Nous faisons partie de l’Union européenne. Or ce dernier a une position connue sur le Hamas nous devons donc avoir la même», explique-t-il tout en ajoutant que le Hamas «n’est pas forcément approuvé dans tous les pays du sud».


 

M.A.B.R.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com