Environnement : Bientôt, la pollution de l’air cartographiée





Dans le cadre du projet de gestion de l’environnement industriel et urbain dans le Grand Tunis, l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement se penche sur l’élaboration d’une étude pour l’établissement d’une cartographie de la qualité de l’air dans le Grand Tunis.


 


Tunis-Le Quotidien


L’étude, qui devrait être élaborée sous l’égide du Ministère de l’Environnement et du Développement durable, s’inscrit dans le cadre du programme financé par l’Agence Française de Développement destiné à la gestion de la qualité de l’air en Tunisie. Il s’agit aussi d’une des actions entreprises dans le cadre de l’application de la loi sur la qualité de l’air promulguée le 4 juin 2007.


Par le bais de ladite loi, l’ANPE était chargée de dresser un nombre de repères à partir desquels sera réalisée une cartographie de la qualité de l’air dans la région de Tunis. L’agence devrait avoir d’ores et déjà défini 220 points au niveau desquels seront installés des tubes passifs à diffusion pour l’analyse des polluants atmosphériques.


L’action doit s’intéresser surtout aux polluants les plus répandus dans l’atmosphère de la région de Tunis. Cela doit concerner l’ozone, le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre et les composés organiques volatiles. Après la période d’expérimentation qui doit ensuite être évaluée, il est prévu que la cartographie soit étendue dans une seconde étape sur les autres villes du pays souffrant de taux de pollution atmosphérique qui dépassent les normes. 


D’après les spécialistes de l’ANPE, cette cartographie, qui servira comme une base de modélisation de la dispersion atmosphérique dans la région du Grand Tunis, aidera à la réalisation des études dans le domaine de la pollution de l’air.


La conception et l’installation de ce modèle cartographique doit en même temps permettre d’obtenir des données chiffrées sur la tendance de la qualité de l’air à court terme (48 h). Une fois réunies, les données collectées serviront dans l’élaboration d’une carte dans laquelle seront réparties les zones les plus polluées dans la région de Tunis. La cartographie de la pollution de l’air facilitera l’identification des sites prioritaires nécessitant le suivi et l’intervention.


Il est à noter, par ailleurs, que le réseau national de surveillance de la qualité de l’air est un système de mesure à distance des polluants atmosphériques qui comprend quinze stations implantées dans différentes villes du pays.


Leur intervention porte essentiellement sur la surveillance de certains polluants agissant directement dans la détérioration de la qualité de l’air, en l’occurrence les oxydes d’azote, le dioxyde de soufre, les particules en suspension, l’oxyde de carbone, d’ozone et l’ammoniaque.


 


H.G.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com