Enseignement primaire privé : Les raisons d’un succès…





Les écoles primaires privées se multiplient et dispensent un enseignement de qualité. Rigueur, discipline, efficacité pédagogique et investissements importants  sont les principales clés de cette réussite incontestable.


 


Tunis - Le Quotidien


Le secteur de l’enseignement primaire privé a, depuis quelques années, le vent en poupe.


Les écoles gérées exclusivement par des privés mais rigoureusement   contrôlées par le ministère de l’Education et de la Formation fleurissent un peu partout, même dans les régions intérieures du pays.


Bien qu’elles restent l’apanage d’une frange sociale relativement aisée qui ne lésine pas sur les moyens par souci d’excellence ou parfois par un simple conformisme bourgeois, ces écoles attirent de plus en plus d’élèves.


Actuellement, on compte quelque 65 établissements primaires privés qui accueillent près de 20.000 élèves.


Les parents qui optent pour ces écoles où le taux de réussite avoisine les 100%, le font souvent par quête de l’actualité et de l’excellence . «Etant enseignant dans un établissement public, je ne peux que constater la baisse inexorable du niveau des élèves dans les écoles étatiques, où l’encadrement laisse à désirer. C’est pourquoi, je ne lésine pas sur les sacrifices. Après tout, la qualité a un prix», souligne Ismaïl Ben Arfa, professeur de mathématiques.


De son côté, Mme Latifa Charfi estime que les établissements privés sont devenus un modèle d’excellence. «Les tarifs de ces écoles qui peuvent atteindre les 3 000 dinars, par an et par enfant sont un peu prohibitifs pour les bourses moyennes», regrette toutefois cette mère de trois enfants.


 


Qualité irréprochable


Les promoteurs des établissements primaires privés consentent généralement des investissements importants dans les locaux, la propreté, les équipements et le cadre enseignant.


La direction de l’enseignement privé, relevant du ministère, contrôle rigoureusement ces établissements et exige un taux minimum de 26% d’enseignants permanents.


La majorité de ces enseignants doivent avoir un niveau Bac+2 au moins.


«La qualité de l’enseignement dispensé par les écoles privées est irréprochable», précise Mme Ramla Chemli, directrice de l’école privée «Ennejma», et présidente de la Chambre nationale de l’enseignement primaire privé (UTICA).


«Le nombre d’élèves ne dépasse pas une vingtaine dans chaque classe et les méthodes pédagogiques appliquées sont très modernes. Les professionnels du secteur ont compris qu’ils ne peuvent pas réduire l’enseignement à une simple affaire juteuse», ajoute-t-elle.


L’essor que connaît le secteur de l’enseignement primaire privé devrait inciter les investisseurs dans les secteurs de l’enseignement secondaire et supérieur à repenser leurs approches pour débarrasser le lycée et l’université privés de l’image de «bouées de sauvetage», servant à repêcher les cancres exclus des établissements étatiques.


 


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com