La L1 comme elle va : Des jambes en panne et des langues déliées !





La reprise du championnat de la L1 a manqué de chaleur et de couleurs. Avec seulement sept buts marqués en six matches, la seizième journée a été des plus mornes.


 


Pourtant, on espérait mieux que ces scènes de pugilat à El Menzah, Gafsa ou Monastir, mais les jambes n’étaient pas au rendez-vous…


 


Zarrouk et Mhammedi, ex-Stadistes en furie !


L’une des attractions du match EGSG - ST était de voir à l’œuvre quelques joueurs qui ont porté les couleurs des deux équipes en présence. Il s’agit de Jihed Zarrouk et Saber Mhammedi, deux ex-Stadistes qui ont passé quelques saisons au Bardo, ainsi que Tarak Salem qui a évolué pendant quelques mois au ST. Sous forme de prêt. Face à leurs anciens coéquipiers, les deux premiers ont fait preuve d’un excès de zèle condamnable. Zarrouk, qui n'en est pas à son premier «exploit» du genre, n’a pas trouvé mieux que «marcher» sur le pied de l’un de ses anciens potes, alors que Mhammedi, plus fair-play sur le terrain, a mal réagi sur le banc et l’arbitre ne l’a pas épargné. Pour ces deux joueurs, la tournure prise par le match y était pour quelque chose dans leurs agissements.


D’ailleurs, Zarrouk était venu s’excuser auprès des Stadistes dans les vestiaires alors que Mhammedi a semblé regretter son écart de… langage.


 


Comme c’est facile de… critiquer


Tout le long de la CAN 2008, on a eu droit à travers T7, T21 et Hannibal TV à un festival de consultants venus de toutes parts livrer leurs impressions et leurs critiques après chaque match. Parmi ces nouveaux conquérants de la télé, certains ont été plus sollicités que d’autres et ils ont pu, ainsi, ravir la vedette même aux présentateurs d’émissions sportives. Kaïs Yâacoubi et Férid Ben Belgacem ont été parmi ces fidèles clients et ils ont eu une occasion idéale pour étaler leur savoir-faire… oral et montrer ce dont ils sont capables, loin des terrains. Le week-end dernier, à l’occasion de la reprise du championnat local, on a beaucoup attendu de ces deux génies de la télécritique footballistique qui devaient, bien entendu, faire profiter leurs équipes en premier lieu de leur talent. Curieusement, Ben Belgacem a subi la loi de l’Etoile à Bizerte même, sous les regards d’un certain… Roger Lemerre qui y a sûrement trouvé du bon goût, alors que Yâacoubi a vu Jendouba Sport lui poser mille et un problèmes sans pouvoir trouver le remède adéquat pour s’en sortir.


Les résultats décevants du CAB et de l’ASM ne mettent pas en doute la compétence de ces deux techniciens, promus à un bel avenir, mais ils doivent leur faire apprendre à être plus réalistes et moins fougueux quand on critique les autres. Pour tout entraîneur, il n’y a que la vérité du terrain. La critique, elle, est l’apanage des autres.


 


C.A.B: ça reprend !


Après avoir vécu l’une de ses plus difficiles saisons de son existence, l’année passée, le CAB a semblé retenir la leçon et son parcours lors de la phase aller a été honnête puisque l’équipe a figuré dans la première moitié du classement. Et comme cette sérénité ne fait pas l’affaire de certains supporters ou anciens joueurs et dirigeants, l’ambiance n’est plus aussi sereine avec des voix qui haussent le ton pour semer le doute et faire appel aux… démons de la saison passée. Après quelques coups ratés avant la trêve, ces semeurs de troubles ont profité de l’occasion, après la dernière défaite face à l’Etoile à Bizerte, pour s’en prendre à M. Ahmed Karoui, le président cabiste, et Férid Ben Belgacem, le coach, ainsi que quelques joueurs. Le spectacle d’une «bataille interne» était désolant dans les tribunes et c’est le CAB qui en a pris un vilain coup. Ces gens-là étaient tout près de provoquer une catastrophe, il y a une année, et ils semblent déterminés à aller jusqu’au bout pour le faire !


 


Kamel ZAÏEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com