Rencontre Abbas-Olmert : La question d’Al Qods hors négociations





Le Quotidien-Agences


Le Premier ministre,Ehud Olmert, a rencontré  le chef de l'AP, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), à Al Qods occupée. Selon l'entourage d'Olmert, les deux hommes se seraient abstenus de parler de la question de la capitale. "Abou Mazen et moi n'avons pas évoqué la question du report des débats sur Jérusalem à la fin des négociations", a affirmé Olmert à l'issue de la rencontre.


Mais si l'on questionne les proches du chef de l'Autorité palestinienne, on apprendra qu’Al Qods a été mentionnée lors des conversations.


Une source diplomatique a expliqué : "La question de Jérusalem n'a pas été évoquée ce soir et vous pouvez en conclure ce que bon vous semble. La position du Premier ministre est que la question de Jérusalem est des plus problématiques. Si on évoque ce sujet maintenant, on fera exploser les négociations."


L'entretien était composé de deux parties. Lors de la première étape de la rencontre, les conseillers Shalom Tourgeman et Yoram Tourbovitz, ainsi que la ministre des Affaires étrangères, Tzippi Livni, étaient présents. Les équipes ont traité des questions habituelles et tout particulièrement de la bande de Gaza, de la poursuite du terrorisme et des tirs de roquettes Kassam. Abou Mazen a demandé une augmentation de l'aide humanitaire à la population de la Bande de Gaza et l'ouverture des terminaux. Olmert a répondu qu'Israël "s'engageait à empêcher une crise humanitaire dans la bande de Gaza, mais ne s'engagerait pas quant à l'ouverture des terminaux."


Les leaders israélien et palestinien des équipes de négociations, Tzipi Livni et Abou Ala, ont participé à la rencontre. Le Premier ministre a ordonné la poursuite de leur travail commun. Il a décidé de continuer à rencontrer Abou Mazen en tête-à-tête deux à trois fois par semaine. Il a été décidé de créer des équipes de travail chargées d'étudier les sujets qui ne sont pas de l'ordre des "questions clefs", comme l'eau et l'électricité.


Une source diplomatique a affirmé : "Il est clair que nous allons vers un accord reconnu par la communauté internationale d'ici fin 2008. Certes, Salam Fayyad a affirmé ce matin qu'il n'y aurait pas d'accord avant la fin de l'année 2008, mais Abou Mazen n'est pas forcément d'accord avec lui."




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com