«L’artistou» : Trop belle notre mariée!





L’Artistou, une émission - proposée par Hannibal TV depuis son lancement, il y a déjà trois bonnes et heureuses années - qui, au fil des saisons, se défend tant bien que mal. Ce n’est pas certes le top, mais ça peut aller tant qu’il y a du vivant et de l’info. La comédienne Kaouther Belhaj, invitée la semaine dernière sur le plateau de sa collègue Houda Ben Amor, s’est affichée avec un peu, beaucoup de spontanéité au point de se greffer de l’artifice.


 


Relativement à tous les autres qui ont eu la chance d’être sur le devant de la scène dans l’Artistou, Kaouther Belhaj est parmi les plus jeunes des invités. Les téléspectateurs ont eu souvent droit à des artistes de l’âge de papy et mamy.  Des grosses et de moins grosses pointures qui se sont prêtés aux jeux et soumis aux rituelles questions-réponses de l’animatrice. Qui, avec le temps a bien appris des choses et fait du chemin. Soit dans la façon d’accrocher son public par son élocution fluide, soit dans sa façon de s’habiller de plus en plus sobre et digne d’une figure de la télé qui se respecte et qui respecte son public. Elle a donc un meilleur profil (et une meilleure tenue) que celui (et celle) de ses débuts, et qui en dit long sur les efforts louables de notre vraie belle brune au beau sourire.


Outre l’art de présenter ses hôtes, Madame (ou Mademoiselle), qui sait les mettre en confiance et  soutirer d’eux le maximum, aime  pénétrer dans leur vie intime sans déranger, comme dans celle de leurs scènes, du passé, du présent et le futur inclus. On apprend des choses intéressantes et on en sort bien gavés. De cette vie publique et privée, qui saisit.


Pour revenir à notre belle «ronde» en affaires sur scène et sur plateau et  qui vient de célébrer ses noces (nos félicitations les plus tendres à notre mariée), elle était comme toujours, bien dans sa peau, bien épanouie et surtout entière. Un peu plus qu’il en faut à notre avis. Du genre: «circulez c’est moi qui passe». Sur son parcours riche et de polyvalence, il n’y a là-dessus aucun doute. Mais il vaut mieux laisser les autres le dire. Avec sincérité et leur propre sensibilité.


Et on est en train de le dire sur nos divers supports. Surtout après son succès dans Choufli hal, le feuilleton de Ramadan, aux côtés de Soufiène Chaari, Mona Noureddine, et l’incroyable et bête de scène, Kamel Touati. Dans un scénario qui nous raconte la vraie vie de chez nous sans maquillage,  avec ses grabuges  et autres frou- frou d’amour et de sympathie. Madame- qui nous a donné à voir une partie de son album et quelques extraits de la fête de son mariage en présence de bon nombre de ses collègues, a affiché en public la joie de se trouver au centre de la cage dorée, ligotée de la chaîne d’une sacrée union pour le meilleur et le…meilleur-, a profité du plateau pour rappeler qu’elle est une facture sûre et une star très connue. Et ça ne date pas d’aujourd’hui. C’était depuis des années durant. Et que les réalisateurs se pressent et se bousculent devant sa porte. Car il n’y a personne qui peut l’égaler dans l’apprentissage des textes Certes. Car, elle a une faculté incroyable et qu’elle est dotée d’une «mémoire d’éléphant» et qu’elle n’a jamais trébuché sur scène. Car elle maîtrise mieux que quiconque l’art du quatrième Art. Il y a certes beaucoup de vrai dans tout cela. Mais elle a un peu trop saupoudré ses recettes. D’ailleurs, les téléspectateurs viennent d’apprendre qu’elle chante bien- c’est elle qui le raconte- mais on n’a rien entendu de vive voix. Car, cette dernière était comme par hasard ce soir-là enrouée. Et elle s’en est excusée. Madame l’artiste a oublié que tout ce qu’elle fait est comptabilisé et il n’y a aucune raison de le crier sur les toits (surtout que sa voix est pour le moment cassée). Il ne faut surtout pas en donner plus qu’il en faut car au final, on perd du charme et de l’aura, madame la mariée.


 


Z. ABID




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com