1ère conférence internationale SIIE 2008 : Anticiper les phénomènes issus de la mondialisation





Avec l’avènement de la mondialisation, on observe suffisamment de cas réels d’organismes agiles dans divers secteurs socio-économiques. Ils nous permettent de relever les principaux éléments de la compétitivité des organisations fondée sur la pratique de l’intelligence économique, l’ingénierie du savoir et l’usage des technologies de l’information et de la communication. Certes, le rayonnement de nouveaux cadres dans ces organismes émerge dans cette naissante culture d’entreprise. Ils maîtrisent les préceptes analytique et pragmatique de l’environnement socio-économique, technologique, etc. L’exemple type instauré par ces organismes est d’anticiper les phénomènes issus de la mondialisation, menaces et opportunités pour la protection des savoir-faire et des innovations.


C’est à travers les expériences réussies de certains que les contours de l’IE dans ses processus, de l’apport technologique, ses ressources fondées sur la connaissance et le savoir-faire, se dessinent.


La 1ère Conférence internationale SIIE 2008, 14-16 février 2008 à Hammamet en Tunisie est partie de ce constat. Les entreprises, les industries les universités et même les Etats commencent à s’investir dans cette nouvelle discipline qui joue un rôle essentiel pour la performance, la compétitivité des actions stratégiques et la maîtrise ainsi que la protection de l’information qui sont devenues un enjeu majeur. La question du rapport entre information à valeur ajoutée, connaissance et décision est plus que jamais posée.


«Le Quotidien-économie» initie une série d’entretiens pour mettre en exergue les apports nouveaux de la réflexion fondamentale en la matière  et les applications qui en découlent.


 


Tahar El Almi


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Sahbi Sidhom (enseignant à l’université de Nancy et Chercheur au laboratoire Loria) : «Je me ressource en participant à ce forum»


 


Vous participez à ce séminaire à quel titre ?


Je suis coprésident de la conférence internationale sur les systèmes d’information et d’intelligence économique avec M. Melk Ghnima, le directeur de l’ESCE : l’Ecole supérieure de commerce électronique à l’université de La Manouba de Tunis.


 


Les problématiques présentées dans ce séminaire sont multiples, quel est le principal axe thématique qui a suscité votre intérêt ?


Tout d’abord, l’objectif de la conférence c’est de réunir les enseignants, c'est-à-dire les universitaires et les praticiens dans les systèmes d’information et d’intelligence économiques, c’est à la fois une rencontre entre les chercheurs seniors et juniors et également une rencontre entre les petits chefs d’entreprise et les grands chefs d’entreprise, donc c’est une sorte d’harmonisation entre la pensée pratique et la pensée en théorie.


 


Et pour les axes secondaires ?


Pour les axes secondaires j’espère que l’esprit tunisien est toujours innovateur donc il n’y a pas dans le monde encore une conférence internationale qui a permis de réunir autant de chercheurs pluridisciplinaires.


Et de nos jours, la science n’est plus uniforme mais plutôt complexe, connexe avec d’autres domaines scientifiques.


 


Pensez-vous que ce séminaire puisse apporter des éléments de réponse aux questions posées ?


La question m’a été posée de manière indirecte par un chef d’entreprise, il m’a dit : « Devant la qualité de la conférence en termes d’enjeu, d’idée et surtout l’esprit jeune qui a été évoqué par les présentations, par les séminaires dans les cessions plénières et par les débats confronté à une nouvelle forme d’expression qui est au-delà de ce qui a été présenté ou bien enseigné, donc on est confronté à la fois à un sujet complexe pluridisciplinaire et à un esprit jeune qui s’exprime autrement scientifiquement».


 


Et d’après vous, ces réponses seront de quelle nature ?


Les réponses sont sur 2 plans :


- C’est à la fois des pensées et des projets qui convergent vers des théories et à la fois vers des idées pratiques parce que concevoir un système d’information ce n’est pas pour le chercheur lui-même mais pour que l’entreprise puisse l’utiliser.


- Et la pensée pour la conception des systèmes d’information doit être révisée sur le plan stratégique, c’est que le besoin n’est plus un besoin simple des outils mais aussi un besoin stratégique pour que l’outil serve l’homme et non plus l’homme se sert de l’outil.


 


Aïda Chérif et Slim Kefi




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com