Espagne : Les législatives s’annoncent chaudes





Le Quotidien-Agences


Les deux prétendants à la présidence du gouvernement espagnol, le socialiste sortant José Luis Rodriguez Zapatero et son rival de droite Mariano Rajoy, se sont affrontés lundi soir lors d'un duel télévisé intense et crispé.


Trois sondages effectués juste après ce face-à-face d'un peu moins de deux heures pour des chaînes privées créditaient Zapatero d'une nette victoire, avec entre 6 à 15 points d'avance sur Rajoy, alors que les états-majors respectifs clamaient sans surprise que leur champion avait gagné.


Ce premier duel télévisé de la campagne pour les législatives du 9 mars était d'autant plus attendu que le scrutin s'annonce serré.


Rajoy, 52 ans, dont le Parti populaire (PP) est légèrement distancé dans les sondages, a tenu son rôle de challengeur en se livrant à un réquisitoire en règle du bilan de Zapatero, 47 ans.


Il l’a accusé de n'avoir "rien fait pour l'économie" et d'avoir "menti à l'ensemble des Espagnols" lors de sa "négociation politique" avec les indépendantistes basques armées de l'ETA, le "pire échec de la législature".


Concentré et pugnace, Zapatero a répondu pied à pied, reprochant à la droite d'avoir rompu une union sacrée des démocrates espagnols contre le terrorisme en l'attaquant sans cesse sur ce thème.


Rajoy a, par ailleurs, accusé Zapatero d'avoir provoqué une "avalanche" d'immigrés clandestins en régularisant quelque 600.000 travailleurs illégaux.


Zapatero a semblé esquiver le débat sur ce thème que la droite veut placer au centre des élections en proposant notamment un contrat d'intégration pour les immigrés calqué sur celui du président français Nicolas Sarkozy.


Les deux rivaux ont à peine abordé la politique étrangère. "Moi, c'est Sarkozy et Merkel, vous, c'est Chavez et Castro", a lancé Rajoy. Zapatero a rétorqué que la ligne du précédent gouvernement conservateur, "soumis au président Bush", consistait à mener à "une guerre illégale" en Irak.


Un deuxième duel télévisé Rajoy/Zapatero est prévu le 3 mars. Ces duels pourraient modifier le résultat final de 1 ou 2 points, un écart mince mais potentiellement déterminant, selon les experts électoraux.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com