Deux locomotives pour l’Union de la Méditerranée





Personne n’a manqué de relever la réelle complicité qui existait entre le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat  et la présidente du Mouvement des entreprises de France, venue en Tunisie pour un Touch-and-go de 24 heures. C’est qu’une nouvelle page est en train de s’ouvrir entre les deux pays, une nouvelle page animée de deux grandes perspectives : les Grands projets et l’Union pour la Méditerranée.


Partenaires de toujours, les Tunisiens et les Français savent que si leurs échanges économiques et commerciaux gardent une croissance positive, ils sont désormais, par la force des choses (à commencer par les implications de la mondialisation), amenés à se demander comment aller plus loin. Un New Deal, comme dirait le général Marshall. Mais un New Deal «participatif» où l’on ne voit pas uniquement l’un qui donne et l’autre qui reçoit. On se penche alors par-dessus l’épaule de l’autre pour voir ce qu’il a dans son escarcelle et si cela vaut la peine d’un deal !


La France reste la France, n’est-ce pas ? Et puis, avec un Président qui a de la ressource et de l’énergie comme Nicolas Sarkozy, il n’est pas trop maladroit de parier qu’elle restera une locomotive pour l’Europe et la Méditerranée.


Quant à la Tunisie, pour ne se référer qu’aux institutions internationales les plus réputées, elle évolue à grandes enjambées et l’on peut durablement compter dans son actif la prospérité, la stabilité, l’ouverture… Et aussi, comme le résultat objectif de la démarche imprimée par le Président Ben Ali depuis deux décennies, la Tunisie est aujourd’hui le réceptacle de l’implantation de très grands projets, émanant notamment des pays du Golfe.


Le partenariat tuniso-français a, dans ces grands projets, une opportunité exceptionnelle pour les entreprises tunisiennes et françaises, surtout si les multinationales françaises entraient en scène. Ce serait alors le vrai départ du projet de l’Union pour la Méditerranée que les Présidents Ben Ali et Sarkozy ont à cœur de réaliser. Car le patronat des deux pays peut beaucoup faire pour cimenter cet ouvrage titanesque qu’est la construction de cette Union, aussi bien par le renforcement et la promotion de l’entreprise méditerranéenne que par la mobilisation et l’engagement à convaincre les Tunisiens et les Français.


Le projet de l’Union pour la Méditerranée est une idée ambitieuse, une réponse régionale au fait de la mondialisation qui a besoin, d’un côté comme de l’autre de cette mer commune, de deux locomotives qui soient capables par leur symbiose de le tirer vers l’avant et par leur exemple de le faire séduisant et plein de perspectives.


 


Manoubi AKROUT


manoubi.akrout@planet.tn




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com