Est-il temps de redéfinir les règles au sein de la Caisse générale de compensation ?





De 2002 à 2006, la Caisse générale de compensation est intervenue à hauteur de 250 millions de dinars en moyenne annuelle pour combler le déficit sur la consommation du blé dur et tendre et de l’huile de soja. Ce montant a décollé vers les 600 millions en 2007 et les prévisions tablent sur 960 millions de dinars en 2008, élevant les subventions de l’Etat à la lisière dangereuse de 1% du PIB.


La situation est manifestement intenable alors que la hausse des prix des matières premières dans le monde ne cesse de défier les ressources de développement de la Tunisie. Bien sûr, il y a un effort de rationalisation de la consommation à faire, particulièrement dans les produits énergétiques. Mais est-ce suffisant ?


Tout indique que la Tunisie pourrait se retrouver devant un dilemme si nous n’avons pas, dès aujourd’hui, le courage de repenser les règles qui régissent la Caisse générale de compensation. Notre premier souci ne devrait d’ailleurs pas de se demander s’il convient d’être ‘’pour’’ ou ‘’contre’’ une augmentation des prix du pain, de l’essence, de l’huile végétale… dans les semaines ou les mois qui viennent car ce sera selon les priorités identifiées par le gouvernement sur la base des données les plus objectives. Ce souci devrait être celui de l’urgence de l’ouverture d’un débat national sur la statut même de la compensation.


 


Manoubi AKROUT


manoubi.akrout@planet.tn




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com