Espagne-élections : Zapatero prend option





Le Quotidien-Agences


Le chef du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero a semblé conforter son statut de favori sur son opposant de droite, Mariano Rajoy, en remportant selon les sondages le second débat télévisé de la campagne pour les élections législatives du 9 mars.


Lors du premier débat de la campagne le 25 février, suivi par 13 millions de téléspectateurs, Zapatero, 47 ans, s'était concentré de façon tendue sur la défense de son bilan face aux attaques en règle lancées par Rajoy sur le ralentissement économique, l'imigration et la politique antiterroriste.


Lundi soir, il a exposé de manière posée, visage concentré et sérieux, son programme pour les quatre prochaines années tandis que Rajoy a essentiellement répété ses attaques contre les "échecs" et les "mensonges" du gouvernement socialiste sur l'économie et sa négociation manquée avec l'ETA.


"Vous avez été brillant", a lâché le leader de l'opposition de droite sur un mode ironique mais pouvant aussi sonner comme un aveu d'impuissance.


Ils se sont longuement affrontés sur l'immigration. Rajoy a agité un nouvelle fois le "danger" d'une "immigration incontrôlée" après la régulation de près de 600.000 travailleurs clandestins par Zapatero en 2005.


Le leader socialiste a contre-attaqué sur ce thème, critiquant les cinq régularisations des précédents gouvernements conservateurs.


Le chef du gouvernement socialiste l'a emporté avec une avance de 15 à 20 points sur son rival conservateur, bien supérieure à celle de leur premier duel télévisé, selon trois sondages express pour les chaînes de télévision Cuatro et La Sexta, ainsi que le quotidien El Pais.


Les derniers sondages autorisés de la campagne donnaient hier une avance de 4 à 4,4 points au Parti socialiste (PSOE) de Zapatero sur le Parti populaire (PP) de Rajoy en intentions de vote.


Selon ces sondages pour les quotidiens El Mundo, La Vanguardia et Publico, la droite gagnerait quelques sièges par rapport à 2004, où elle avait perdu le pouvoir à la surprise générale trois jours après la tragédie des attentats de Madrid.


Mais les socialistes obtiendraient comme en 2004 une majorité relative suffisante pour gouverner.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com