Assassinat du n°2 des Farc : La main cachée de Washington…





Le Quotidien - Agences


Des spécialistes du respectable centre étasunien de recherche Council on Hemispheric Affairs (COHA) insistent, dans un communiqué, sur la « forte possibilité » d’une implication des États-Unis dans l’incursion militaire colombienne qui s’est produite en Équateur.


Cette opération a provoqué la mort du commandant des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Raul Reyes.


Les analystes du COHA s’interrogent en particulier sur le rôle qu’a bien pu jouer le Southcom, le « Commando du Sud » des Etats-Unis basé à Miami, qui est chargé des opérations étasuniennes dans la région, dans ce qui a trait à la planification, au ravitaillement et la réalisation » de l’intervention colombienne en territoire équatorien.


« Il y a de bons indices pour penser que le niveau de sophistication de ce plan dans sa totalité est trop élevé pour les militaires colombiens, qui d’habitude sont écartés pour leur incompétence, leur degré de corruption, leurs liens avec le trafic de drogue et leur manque de disposition à braver le danger », est-il dit dans le document.


Fondé en 1975, COHA réunit un groupe d’académiciens nord-américains spécialisés dans les questions hémisphériques.


«La contribution étasunienne peut aussi avoir consisté dans la fourniture de données d’intelligence recueillies par des détecteurs satellitaires de chaleur, le recours à des bombes dites intelligentes, ainsi qu’au travail de certains des nombreux instructeurs qui opèrent dans le pays », précise le COHA, qui n’écarte pas la possibilité que dans cette opération on ait autorisé l’utilisation d’hélicoptères Black Hawk, livrés dans le cadre du Plan Colombie.


 


Le Venezuela ennemi


Les Etats-Unis restent le véritable ennemi du Venezuela, a déclaré pour sa part le ministre vénézuélien de la Justice, accusant Washington d'être derrière les tensions croissantes entre le Venezuela et la Colombie voisine.


"Notre ennemi, c'est l'empire", a déclaré Ramon Rodriguez Chacin lors d'un discours à l'Assemblée nationale, en allusion aux Etats-Unis. "Et cet empire dispose d'un gouvernement-laquais dans le pays voisin qui recherche un conflit diplomatique, politique et même militaire avec notre pays", a-t-il dit.


Selon Rodriguez, l'actuel conflit entre le Venezuela et la Colombie s'est déjà transformé en une sorte de guerre.


"Ce qui s'est passé (en Equateur) est une guerre de quatrième génération qui a déjà commencé. Cette guerre est en cours", a observé le ministre.


"De la même façon qu'il y a eu une Guerre froide sans réelle déclarations de guerre, il existe une guerre de quatrième génération que la puissance impérialiste du monde, les Etats-Unis, a déclarée au Venezuela, de la bouche même de son président -lorsqu'il a dit que le Venezuela est une menace pour ses intérêts", a-t-il expliqué.


Rodriguez a relayé les accusations du président vénézuélien Hugo Chavez selon lesquelles Washington entend évincer Chavez pour s'emparer des larges réserves pétrolières du Venezuela.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com