En marge du derby sahélien : Indigence offensive !





De tous les scores de parité (vierges), ayant sanctionné le derby sahélien, depuis la première édition, lors de la saison 1961-1962, celui de dimanche passé n’avait aucune justification plausible.


 


Pourtant, Etoilés et Usémistes ont totalisé, jusque-là, 26 buts pour les premiers et 20 pour les seconds. C’est surtout du côté des super champions d’Afrique, confortablement renforcés de finisseurs, tels Traoui, Chermiti, Ben Dhifallah, Ogunbiyi, et autre Silva, que le constat devient plus curieux. Les Monastiriens étaient, par contre, amputés de Maâtouk et Galbi, suspendus, sans compter le départ de Salem, Adriano et pourquoi pas de Mzali. A moins que les deux équipes n’aient conclu, bien avant ce match, de se contenter de ce résultat qui, faut-il le noter, n’a point dérangé le public qui s’est comporté dignement au coup du sifflet final. En creusant en dehors de cette déduction fantaisiste, il serait plus rationnel de relever la pression terriblement exercée sur les joueurs des 2 camps par une assistance ayant battu tous les records. Marquer ou concéder le moindre but cela signifie, irrémédiablement, une explosion d’hystérie chez les uns, et une douche écossaise essuyée par les autres. Les deux gardiens n’ayant été que rarement sollicités, cette hypothèse ne peut, elle aussi, nous convaincre.


Lorsqu’on met en évidence la hardiesse des deux compartiments défensifs, doublée par la mission accomplie au niveau des deux secteurs de l’entrejeu on peut supposer que le rôle conféré aux attaquants de pointe était, a priori, voué à l’échec. Même si ceux, parmi les défaillants usémistes, étaient de la partie, cela n’aurait rien changé à la situation. Il fallait, donc, désaxer une des deux arrières-gardes cadenassées pour pouvoir trouver des couloirs conduisant aux filets. Cela implique, entre autres, de créer le surnombre en zones adverses, chose que, ni les Soussiens, ayant déjà, payé les frais lors du match aller, ni les Bleus, en quête de réhabilitation après la défaite de Béja, ne sont disposés à préconiser. Le constat observé du côté de Chermiti, jamais lâché d’une semelle, est très frappant. L’impuissance de Gelson de pouvoir rééditer ses exploits dans ses pénétrations fulgurantes, encore moins, à tirer au but, lui a valu d’être remplacé par Ben Nasr (70’) - chez les usémistes, et même renforcés par Mandabay, Achour, et Bokong, piéger une défense gardée par Falhi, Berradhia, Mériah et Jmal, n’est point chose aisée. Ceux qui prétendent que l’arbitrage a faussé le jeu ou influencé la sentence finale ne disposent d’aucune argumentation pour appuyer leur thèse. Même ce penalty non sifflé en faveur de Mnafeg n’est jamais une condition nécessaire et suffisante pour accuser Issam Rahmouni de partialité. Seul, Chermiti, ayant abusé de son répertoire de simulation, est quelque peu, sorti de l’ordinaire sans pour autant, le qualifier de quoi que ce soit.


 

M. NABLI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com