Amel Zaïem : L’art de la résistance





Amel Ben Salah Zaïem a connu, certes, le ciel et l’enfer depuis qu’elle a commencé à peindre en 1987.


 


Ce n’est qu’en mars 2006 lorsque son atelier a pris feu, que l’artiste a changé complètement de démarche. Contrairement à ce que l’on croyait Amel, tout comme le phénix qui renaît de ses cendres, s’est manifestée à partir d’une exposition consumée, et les décombres d’un art parti en cendres. C’était, pour elle du moins, le déclic. On l’a vue depuis dans de nombreuses expositions personnelles et collectives. Elle se dit partisane du mouvement «dada» qui entend souligner la diversité et l’unicité du mouvement. Pour une raison ou pour une autre, l’année dernière Amel qui a participé à l’exposition annuelle de l’UAPT (Union des artistes plasticiens tunisiens) s’est retrouvée éliminée de la liste des participants, toujours selon ses dires, elle affirme qu’elle n’a pas été invitée cette année à la même exposition. Et comme elle a été très fortement inspirée par le thème, qui pose la question de l’Altérité dans l’art, elle a créé, des sculptures. Dans la foulée, elle a tenu à exposer quitte à le faire devant le portail du Musée de la ville de Tunis, là où se tient l’exposition de l’UAPT.


C’était bien cela, l’événement qui a sorti l’exposition 2008 de sa langueur. La résistance de Amel, quels que soient ses motifs n’est, en fait, qu’un bon signe qui en dit long sur l’essence même de l’art qui perd illico sa raison d’être, dès que l’artiste, complètement résigné commence à caresser dans le sens du poil les choses de la vie. Amel, par ce coup-là, a réussi à nous rappeler que l’artiste, le vrai, est avant tout «un flotteur en eau trouble». Et qu’en la matière, il faut ramer pour arriver à bon port.


 


Mona BEN GAMRA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com