La L1 comme elle va : Performances à… huis clos !





A l’issue d’une importante mais fade dix-neuvième journée, rien n’a changé en haut du tableau, mais certains faits méritent d’être rappelés.


 


Le duo de tête ne se quitte pas, le huis clos est d’actualité beaucoup plus que le jeu et les buts. Et à chaque journée son lot de... jets de pierre et de flammes!


 


Les Ouertani en fête


Le premier, Mahmoud, a totalement métamorphosé cette équipe béjaoise qui, à un certain moment de la saison, a touché le fond. Depuis la reprise du championnat, les Cigognes ont presque fait un parcours parfait, malgré leurs trois déplacements en quatre journées. L’équipe de Mahmoud Ouertani a ramené le nul de Sfax et de Hammam-Lif, a gagné à Jendouba et a battu l’U.S.M. à Béja. Un tel bilan était quasi inespéré pour les supporters et les dirigeants de l’Olympique et Ouertani, tel un magicien, a frappé très fort, mettant sa troupe sur orbite. S’agit-il d’un heureux concours de circonstances? Oh que non, car ce technicien ne manque pas de métier et d’expérience pour galvaniser ses joueurs et trouver le juste équilibre qui leur convient. Aidé par un recrutement limité et ciblé au cours du mercato d’hiver, le coach béjaois a su transmettre à ses joueurs cette rage de vaincre qui leur faisait défaut. A présent, le message passe parfaitement et les résultats, les bons, n’ont pas tardé.


Le second, Lassaâd est en train de disputer l’une des meilleures saisons de sa carrière. Le capitaine clubiste, fort de ses atouts technique, physique et mental, est en train de submerger partenaires et adversaires. A chaque sortie, il est le meilleur avec, en sus, des buts décisifs qu’il a appris à marquer. Pas tout à fait à l’aise devant les buts adverses, Ouertani n’a pas marqué beaucoup de buts durant sa carrière. Cette saison, il n’a pas seulement appris à flirter avec les filets, mais il l’a fait aux moments opportuns, lorsque l’équipe en avait vraiment besoin. Un premier but lors du derby contre l’EST a tracé la voie à suivre et un second, aussi important encore, réalisé avant-hier, face à une tenace U.S.M. A chaque fois, Lassaâd s’est chargé de sauver les meubles en plus  de son travail titanesque accompli à l’entre-jeu.


Pour les deux Ouertani, la fin de saison s’annonce très prometteuse...


 


Un mal plus qu’un remède


Alors qu’on s’attendait  l’abolition de la sanction du huis clos lors de la dernière A.G. de la F.T.F., les clubs ont vu autrement en gardant cette sanction. Du coup, les dépassements dans quelques stades ont été suivis de sanctions privant les équipes fautives de leurs supporters et vice-versa.


Or, que gagne-t-on en appliquant cette mesure? Le football, un spectacle avant tout, ne vaut rien sans spectateurs et des stades déserts ne peuvent que donner des images désolantes.


A titre d’exemple, le CSS a joué deux matches à huis clos, l’un à Sfax, l’autre à Sousse et va disputer un troisième match sans public, dimanche à Sfax contre le C.A.


De même, on a vu les règles en vigueur sauter dans de telles situations. Ben Belgacem a été empêché de tenir place sur les gradins alors que Decastel a eu droit à une dérogation. Des «invités»  étaient également là, dans la tribune du stade de Sousse et le huis clos ne les a pas privés de leur droit à ... la resquille.


Avec cette sanction de huis clos, dépassée par les événements, on risque de faire du mal au football beaucoup plus qu’on va le protéger. Les responsables peuvent penser à d’autres solutions en obligeant les équipes sanctionnées à aller jouer à plus de cent kilomètres de leurs stades. Ainsi, le public gardera son droit à assister  aux matches et les dépassements et les entraves à l’application des règlements seront encore moindres.


 


Nefzi: un record... sucré !


La carrière du brave Adel Nefzi a connu des hauts et des bas, mais elle demeure, du moins, exemplaire.


On se rappelle de la fameuse affaire de... diabète qui a suscité la colère de ce keeper et une vague de protestations contre l’annonce, faite par Roger Lemerre, de cette mauvaise nouvelle. Depuis, on a eu trop peur pour le moral et la santé du gardien monastirien à l’époque, mais il a su «en profiter» pour progresser davantage, impressionner et même étonner par un rendement digne d’un jeune sportif  en quête d’épanouissement et de confirmation. Passé au C.A., Adel a su se fixer de nouveaux objectifs.


Mis à part le titre de champion, convoité par tous ses coéquipiers, il vient de battre un historique record d’invincibilité qui date de douze ans. Nefzi, auteur de cette grosse performance, garde encore les pieds sur terre et  il dispose encore de l’opportunité de porter ce record vers des limites encore moins accessibles. Pour un gardien de but qui découvre la gloire, la réussite et... le diabète à un âge sportif aussi avancé, ce qui se passe actuellement constitue un rêve... sucré et doux qui, espérons-le, durera encore plus de temps.


 


Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com