Humeurs et clameurs : Bla-Bla-Bla et Prêchi-Prêcha





Les situations à la fois cocasses et écœurantes qui sont le lot de chaque ronde, connaissent une inquiétante recrudescence. Quand un président de club monte de la sorte sur ses grands chevaux, quand un haut responsable se confond en oiseuses ergoteries, quand un joueur professionnel se justifie comme le dernier des ignares...«bonjour tristesse» !


 


Les images TV donnant à voir le président de Kalaâ Sport vociférer contre tout et tous, se ruant vers X avec des intentions plus que belliqueuses, malgré les efforts de toute une armada d’agents de l’ordre, dont certains exhibaient de belles épaulettes, n’ont pas manqué de laisser le télespectateur  pantois. Et l’hébétude d’atteindre son paroxysme quand, dans son élan furibond, il voulut justifier les  dégâts occasionnés à la guérite et aux vestiaires, en lançant au président d’ES Fahs : «As-tu jamais joué au foot ? Jamais ? Alors tu es incapable de comprendre quoi que ce soit». Comme quoi, lorsque nous sommes passionnés, nous pouvons nous permettre les démences les plus dévastatrices.  Toute cette déraison pour un prétendu sentiment d’injustice. Osera-t-on alors réprimander un joueur fautif ou un supporter extravagant ?


 


Diplomate jusqu’à ... l’ubiquité


Les sanctions décrétées par la LNFP ont donné lieu à des commentaires bien fantaisistes de la part des responsables de nos clubs les plus cossus. Ainsi, s’échinant à justifier le jet de projectiles des supporters de l’ESS, le SG du club sahélien, se lança-t-il dans une phraséologie soporifique et fort déplacée pour le sujet en question. A la clé, le comble de l’ingénuité et de l’inanité à travers cette justification : «Quand on vous mitraille de projectiles, vous n’avez qu’à vous en débarrasser en les jetant», insinuant  que les supporters sahéliens avaient agi en tout pacifisme. En outre,  nous le savions grand diplomate,   l’ami Sahnoun, nous l’avons découvert, en sus, grand ubiquiste.  En effet, presqu'en même temps, il était dans les coulisses de la LNFP et sur le plateau de l’émission «Temps mort», sur T7, sans parler de la communication téléphonique en parfaite simultanéité avec l’animateur de l’émission «Souiâ sport» sur Hannibal TV.


Quel don de l’ubiquité !


 


Au gré du vent


A Sousse, le huis-clos décrété à l’encontre de l’ESS a donné lieu à des situations ubuesques. Comme la déclaration faite par le délégué de la LNFP qui a justifié la présence imposante de personnes dans des rapports de fraternité et se prévalant du sens de l’hospitalité. L’entraîneur du CSS, pour sa part, purgeant toujours sa suspension, a été implacablement pourchassé, même avec un agent de la sécurité, à la rescousse. D’une part, nous compatissons au désabusement du Suisse que nous considérons comme victime d’un règlement plein d’ineptie, de l’autre, nous demeurons sidérés devant le laxisme de ceux appelés à appliquer la loi. Sachant qu’un certain Férid Ben Belgacem, alors lui aussi suspendu, a suivi le match  de son équipe disputé à huis-clos, à partir d’une terrasse avoisinante. Ainsi va notre football, piteusement professionnel, au gré des humeurs et des rumeurs.


 


Wahid SMAOUI




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com