New York pose à la Bibliothèque Nationale… : …Et impose son charme





Pas moins de 80 photos de diverses dimensions (mais pas de grands formats) sont accrochées du 5 au 15 mars dans deux grandes salles de la Bibliothèque Nationale de Tunisie, au Boulevard 9 Avril de la Kasbah.


Toutes sont en noir et blanc. Mais quelle aura !


 


Dans sa tournée de par les continents, l’exposition américaine a fait escale dans nos murs. Bien sûr, il a fallu lui faire de la place au bon emplacement, dans les plus prestigieux de nos espaces. Du côté de la capitale, il n’y a pas mieux pour l’accueillir que la Bibliothèque Nationale, inaugurée en décembre 2005 et dotée d’un équipement ultra moderne,. La même exposition (avis pour ceux qui ont fait un ratage et qui veulent suivre son ombre et découvrir ses charmes) atterrira dans les jours à venir sur nos côtes et mettra en exergue un éventail des ombres et lumières de cette ville symbole des grattes-ciel, au Centre culturel de Sousse, avant de terminer son séjour de l’Ifriqiya au Complexe culturel Assad Ibn Fourat de Kairouan, la terre des Aghlabides, dans le centre du pays.


New York n’est ni Rome ni Carthage. C’est une ville qui n’a pas encore de ruines à déterrer et à restaurer. Elle n’est pas encore à ce stade. Car, elle n’a que quelques décennies d’existence qu’on compte sur les doigts et elle est relativement jeune, même très jeune à la comparer avec d’autres villes millénaires du monde, déjà classées dans le patrimoine universel. Et pourtant, elle affiche avec bonheur sa palette architecturale et nous parle de patrimoine. Bien distingué et propre à sa vie urbaine très épanouie.


Oui. Distingué par ses colossaux buildings qui n’en finissent pas. Ils montent, ils montent et continuent encore à grimper dans les cieux, balayant les nuages et investissant des aires et des aires dans les airs. Et pas seulement. Car, l’étendue horizontale de ces bâtiments, qui font la grandeur de l’Amérique contemporaine, est aussi sans limites.


Outre le côté impressionnant de cette ville, il y a, pour nos architectes et spécialistes, beaucoup à découvrir dans la pierre, le design et le bâtiment. C’est ce charme qui marie avec bonheur l’architecture ramenée du vieux Continent - par une population venue avec ses trésors de l’Espagne, du Portugal, de la Hollande, de l’Italie et d’ailleurs - à celle d’une Amérique branchée à haut débit à la modernité. Ceci, on le voit de loin dans les universités, les parcs, les hôtels de police, les grands boulevards, les cathédrales et autres buildings standard. Mais les prises de vues nous donnent aussi, au détail près, le grand art qui les caractérise. Ce sont les ciselures dans les pierres sculptées, les statues incrustées dans chaque coin de rues, de jardins ou carrément greffées à des arcades, fenêtres, entrées d’un bâtiment ou autres. Des photos qui passent en revue l’évolution de l’architecture américaine dans un tout petit temps de l’histoire. En bas de chaque instantané, saisi au vol du temps et des saisons et de jour ou de nuit, il y a une légende qui explique en long et en large l’art et le monument et donne un aperçu sur l’auteur du lieu. Et il y a de quoi s’enorgueillir et parler d’un patrimoine au sens propre, figuré et qui vante les USA. L’exposition montée et ramenée par l’ambassade américaine en Tunisie sous l’égide de notre  ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine, mérite d’être suivie et vaut le déplacement. Là où elle s’arrête et tant que la possibilité et la chance d’aller jusqu’à New York pour nous sont minimes. Voire impossible, mais c’est toujours mieux que rien. C’est quand même un voyage…virtuel et de fiction. 


 

Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com