«Kairouan, capitale de la culture islamique en 2009» : La Capitale des Aghlabides fait peau neuve





Kairouan retrouvera incontestablement son rayonnement d’antan puisque cette ville sainte deviendra l’épicentre de la culture islamique, l’année prochaine, à l’occasion de sa proclamation « Capitale de la culture islamique pour 2009.» Les préparatifs pour l’accueil de cette méga-manifestation ont d’ores déjà démarré. Du côté du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine et des autorités municipales de la capitale des Aghlabides, ce grand rendez-vous est préparé activement. 


L’année 2009 marquera, en effet, d’une pierre blanche une nouvelle page de l’histoire de la ville de Kairouan. Proclamée «Capitale de la culture islamique pour l’année 2009», il y a deux ans, la ville devrait retrouver, pour cette occasion, tout son rayonnement culturel des siècles de l’apogée de la culture islamique. Les  responsables des différentes instances touristiques, culturelles et municipales sont conscients de l’ampleur de cet événement. C’est d’ailleurs dans ce contexte, et afin de  donner à la ville toute sa splendeur, que plusieurs projets ont été mis en chantier et dont l’objectif principal est de faire face à cet événement culturel et lui donner toute sa dimension internationale. C’est ainsi qu’en guise de préparatifs, il est  programmé des manifestations à dimension internationale et l’implication des compétences nationales et des hommes de lettres et de culture dans l’organisation de cette manifestation. Des travaux de mise en valeur de certains monuments de la capitale des Aghlabides, avaient  été entrepris depuis un certain temps. Ceux-ci portent essentiellement sur le revêtement des terrasses, le dallage, la réfection des points électriques et l’entretien du réseau des collecteurs d’eau. Dans le cadre de ces mêmes travaux, il a été procédé aussi à la mise en place d’un éclairage esthétique au laser qui met en valeur  le minaret, les coupoles et les contreforts extérieurs de la légendaire et Grande mosquée Oqba Ibn Nafaâ et ce, en plus du  renouvellement du réseau électrique qui avait été  entamé  dans le cadre d’un Projet présidentiel, dont le coût s’élève à 200.000 D. Ce projet vise à épargner tout risque à l’un des monuments les plus préservés de l’art musulman.


Des subventions ont par ailleurs été octroyées pour la restauration de la Grande mosquée Okba Ibn Nafaâ qui compte parmi les édifices  les mieux conservés du IXe siècle.


Toujours dans le cadre des préparatifs de « Kairouan, capitale de la culture islamique pour 2009 », la commune a, pour sa part, entrepris, depuis le mois de mai 2007, des travaux d’embellissement de l’esplanade « Aouled Farhat » située à quelques encablures  de la mosquée pour un montant total de 700.000 DT. Cette initiative a pu avoir lieu grâce au soutien du  Fonds de promotion des zones touristiques. Les travaux de ce dernier projet consistent en l’arrachage des plantations sauvages, la création d’espaces et de zones vertes avec des bancs publics, la mise en place d’éclairage d’ambiance, des travaux de pavage en autobloquants de couleurs gaies, la plantation d’arbres d’ornementation et l’embellissement de toutes les façades des maisons se trouvant le long de cette artère touristique. Ce projet prévoit aussi l’amélioration des réseaux d’infrastructure par la réfection de la voirie et l’encastrement des réseaux aériens d’électricité et de téléphone.


 


Des monuments hautement symboliques


Il est à rappeler que Kairouan abrite un certain nombre de monuments d’une très grande spiritualité historique et qui seront au cœur de l’événement l’année prochaine, compte tenu de leur rayonnement culturel qui remonte à plusieurs siècles et, surtout, à leur place parmi les monuments qui attirent, à longueur de l’année, des touristes de tous les coins du monde. Parmi ces célèbres monuments, on trouve en tête la Grande mosquée Okba Ibn Nafaâ considérée comme le plus ancien monument de l’Occident musulman. Edifiée en 669 sous le règne d’Okba Ibn Nafaâ, le fondateur de la ville, elle doit sa morphologie et ses dimensions actuelles au prince aghlabide Ziyad Allah I qui, en 836, démolit l’édifice et le reconstruisit entièrement. La mosquée du Barbier, autre célèbre monument, abrite, quant à elle, le tombeau d’un illustre personnage, Abou Zomaâ El Balaoui, un des compagnons du Prophète. On cite aussi les espaces «Aloui El Bacha» qui donnent sur la cour principale de ce monument et qui font l’objet aussi de travaux  de restauration.


A ces lieux de culte, s’ajoutent un nombre important de zaouïas, de mausolées et de lieux de culte où sont enterrés d’illustres personnages de la ville, ainsi que des mosquées de quartier. Il faut aussi citer le mausolée de Sidi Sahnoun, le plus grand jurisconsulte malékite dans le Maghreb. D’un autre côté, la commune de Kairouan entamera dans les semaines à venir des travaux d’amélioration de l’infrastructure de base de la Cité Al Ajenna située à quelques mètres du  mausolée Imam Souhnoun et s’étendant sur 70 hectares. Tous ces monuments seront, rappelons-le, au cœur de l’événement «Kairouan, capitale de la culture islamique».


 


Ousmane WAGUE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com