Les leçons d’une débâcle





«On ne tire pas sur une ambulance» disait, il y a quelques années, la journaliste française Françoise Girou en parlant de la débâcle électorale, en ce temps, de Chabon Delmas.


On pourra dire aujourd’hui la même chose sur la droite française, et principalement, sur le président Nicolas Sarkozy, après la large défaite de l’UMP aux élections municipales dimanche dernier.


Il est en effet inutile de «taper» sur un homme à terre, mais ce qui est plus important c’est de savoir si ce vote sanction des Français, qui ont massivement voté pour le parti socialiste, va être assimilé et pris en compte par l’exécutif à Paris pour qu’il change de politique qui semble agacer les habitants de l’Hexagone et une bonne partie de la communauté internationale.


D’ailleurs, pas seulement la gauche, mais également une partie de la droite, exigeaient hier du président un changement de politique et d'attitude. « Je n'attends qu'un seul remaniement qui est le remaniement du comportement du président de la République et le remaniement de sa politique», faisait valoir le chef du parti socialiste, François Hollande. Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a, lui, réclamé plus de «lisibilité» dans la feuille de route du gouvernement et demandé que les parlementaires soient associés «plus en amont» à la fabrication des réformes.


Entre les deux tours, Sarkozy avait assuré qu'il «tiendrait naturellement compte» du résultat des élections.


Or les résultats sont sans équivoque.


Les Français qui ont souvent milité pour avoir un certain standing de vie et une certaine image, d’un peuple modéré, dans le monde ont été radicalement pris au dépourvu et désagréablement surpris par la teneur des décisions et des prises de positions impopulaires du patron de l’Elysée.


Jamais, en effet en France, un président n’a étalé publiquement sa vie personnelle comme l’a fait Sarkozy. Jamais, aussi, la France, connue pour être plus ou moins l’amie des Arabes, n’a été aussi proche d’Israël au point de vouloir réciter l’histoire de la Shoah dans les écoles. Jamais, enfin, la France n’a été aussi proche des Américains et particulièrement du Président Bush.


Autant d’erreurs commises par le président français viennent d’être sanctionnés. Un avertissement, dont les leçons doivent êtres retenus si « l’ambulance » veut réellement arriver à destination au terme de son parcours.


 


M.A.B.R.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com