Pari sur la jeunesse…





La jeunesse tunisienne bénéficie d’un intérêt particulier au plus haut niveau de l’Etat. C’est un fait qu’on ne saurait démentir et qui se vérifie à travers les nombreuses mesures décidées, ces dernières années, par le Chef de l’Etat, au profit de cette frange de la société. La création d’une infrastructure de base, sans cesse rénovée, au profit des jeunes, la multiplication des structures d’encadrement et l’organisation, tous les cinq ans, d’une consultation nationale sur la jeunesse, s’inscrivent dans cette perspective. Ces mesures et bien d’autres entrent dans le cadre d’une stratégie globale qui place cette catégorie de la population au cœur du processus de développement et au premier rang des priorités nationales. En pariant sur la jeunesse, la Tunisie joue en fait une carte gagnante à plus d’un titre, ne serait-ce que parce que les jeunes représentent la «force vive de la nation, l’expression de sa vitalité et le symbole de son avenir prometteur».


La place privilégiée qu’occupent les jeunes dans les préoccupations de l’Etat s’est de nouveau vérifiée à travers le discours prononcé hier par le Président Ben Ali, à l’occasion des fêtes de l’Indépendance et de la Jeunesse. En ordonnant le lancement d’un dialogue global avec les jeunes avec pour devise «La Tunisie, d’abord» et l’organisation de tribunes locales et régionales devant être couronnées par un forum national qui aura lieu au courant du mois de septembre, le Chef de l’Etat réitère l’impératif d’être constamment attentifs aux préoccupations, aux aspirations et aux attentes de cette frange de la société.


«La Tunisie, d’abord» qui dégage les effluves odorantes d’un patriotisme de bon aloi vise à renforcer le sentiment d’appartenance, de don de soi et de fidélité à la patrie ainsi que l’enracinement de l’identité nationale auprès de la jeunesse. Une jeunesse dépositaire des valeurs de l’Indépendance, de la République et garante de la pérennité des acquis réalisés. Une jeunesse qu’il importe, aujourd’hui plus que jamais, de mieux encadrer afin de la prémunir contre les effets pervers d’une standardisation des cultures telle que prônée par la mondialisation et surtout contre les dérives extrémistes.


Cette mission de la plus haute importance incombe en fait à toutes les parties prenantes, à savoir les structures d’encadrement instituées par l’Etat, les éducateurs, la famille...


Il est éminemment nécessaire à cet effet de renforcer les canaux de communication avec les jeunes pour les assister, écouter leurs doléances et leurs propositions et sonder leurs attentes et leurs aspirations afin d’en faire réellement des partenaires actifs dans le processus de développement et canaliser leurs potentialités créatives.


Au regard des enjeux présents et à venir, le pari sur la jeunesse est, autrement, un gage de réussite pour une Tunisie qui nourrit des ambitions légitimes d’entrer de plain-pied dans le Panthéon des grandes nations...


 


Chokri BACCOUCHE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com