Après des menaces israéliennes : Le Fatah annule l’accord signé à Sanaâ avec le Hamas





La présidence de l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas a annoncé l’abandon officiel de l’accord signé à Sanaâ. Israël a menacé Abbas de suspendre les négociaitons de paix dans le cas d’un accord avec le Hamas.


Le Quotidien-CPI-Agences
Le conseiller politique d'Abbas, Namr Hamad a qualifié l'accord signé à Sanaa, entre le représentant du Fatah, Azzam Al Ahmed et Dr. Moussa Abou Merzouk, comme une erreur, tout en affirmant que le premier n'a pas informé le président Abbas du contenu de cet accord avant d'être signé.
Il a ajouté qu'Al Ahmed est le délégué d'Abbas pour poursuivre l'initiative yéménite, mais il fallait contacter le président avant toute signature, tout en soulignant qu'Al Ahmed a commis une erreur.
Un responsable israélien a déclaré juste après la conclusion de l’accord que le  président palestinien Mahmoud Abbas devait choisir entre des négociations avec Israël ou une alliance avec le Hamas.
"Mahmoud Abbas doit décider s'il veut poursuivre les négociations avec Israël ou s'il veut renouer une alliance avec le Hamas, car il ne peut pas avoir les deux à la fois", a affirmé ce responsable qui a requis l'anonymat.
Selon un communiqué publié à l'issue d'une rencontre entre le Fatah et le Hamas au Yemen, "les mouvements Fatah et Hamas sont convenus de considérer l'initiative yéménite comme un cadre pour la reprise du dialogue entre eux en vue de revenir à la situation palestinienne antérieure aux événements de Gaza,
afin de confirmer l'unité de la patrie palestinienne en tant que terre, peuple et autorité".
"Il ne s'agit que de contacts qui ne mèneront à rien, il n'y aura pas d'accord", a affirmé à la radio militaire Amos Gilad, un haut responsable du ministère de la Défense.
Selon lui, "le Hamas veut que l'Autorité palestinienne et l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) reconnaissent le coup de force qui
a lui permis de prendre le contrôle de la Bande de Gaza. Si Mahmoud Abbas accepte, le Hamas finira par contrôler la Cisjordanie et cela marquera la fin de l'OLP", a ajouté ce général de réserve.
"Mahmoud Abbas, s'il veut continuer à diriger le camp de la paix, ne peut pas s'associer avec le Hamas qui prône la destruction d'Israël", a souligné Amos Gilad.
Cité par la radio publique israélienne, le ministre de la Défense Ehud Barak a estimé que cet accord "ne méritait même pas de réaction de la part d'Israël".
"Israël ne négocie pas avec le Hamas qui est une organisation terroriste sauf pour des contacts indirects concernant la libération de Gilad Shalit", a poursuivi  Barak en évoquant le sort du soldat israélien enlevé en juin 2006 en bordure de la Bande de Gaza.
Les radios publique et militaire ont pour leur part cité d'autres responsables israéliens qui ont prévenu que les négociations entre Israel, relancées en novembre dernier sous l'égide des Etats-Unis, seraient immédiatement gelées si le Hamas et le Fatah s'entendaient pour constituer un nouveau gouvernement d'union nationale.
Ces responsables cités par les médias ont toutefois estimé que le Fatah et le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en juin 2007 à la suite d'un coup de force contre le mouvement dirigé par Mahmoud Abbas, ont peu de chance de se réconcilier tant leurs divergences sont profondes.
Ces désaccords sont apparus au grand jour quelques heures à peine après l'annonce de l'accord conclu au Yémen entre le Fatah et le Hamas.
Le Fatah estime que la restauration du pouvoir de l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas dans la bande de Gaza constitue une condition à une reprise des négociations alors que le Hamas refuse ce préalable.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com