« Le printemps de la création » : Juste pour faire de la présence !





Pour célébrer la Journée Mondiale du Théâtre, le Théâtre National a concocté plusieurs activités qui seront lancées à partir de ce soir et jusqu’à la fin de ce mois.


 


Avec la même et habituelle conception, le Théâtre National célèbre cette année aussi la Journée Mondiale du Théâtre. La même démarche et les mêmes composantes, seuls les titres des productions changent. Un autre détail : on annonce cette année la célébration du 20ème anniversaire de la section Tunisie de l’Institut International du Théâtre. Une institution dont la présence n’est évoquée sur la scène théâtrale que lors de cette journée particulière. Pour les autres 364 jours de l’année, cet organisme théâtral est absent. Problème de communication ? Certainement. En tous cas, dans ce même plan festif, on célèbre, ce soir à partir de 19h00, le vingtième anniversaire de la section Tunisie de l’Institut International du Théâtre et on partagera avec les artistes du monde quelques souvenirs et quelques moments précieux de la création. Le message international de cette année porte la signature de l’artiste québécois Robert Lepage. Metteur en scène, scénographe, auteur dramatique, acteur, réalisateur…, Lepage est une figure de proue du théâtre international. Le texte qui sera lu ce soir sur la scène de la salle du 4ème Art, en présence d’une pléiade d’invités de Mohamed Driss, est une réflexion qui cherche dans les racines du théâtre et dans son rôle. « La survie de l’art théâtral dépend de sa capacité à se réinventer en intégrant de nouveaux outils et de nouveaux langages. Sinon, comment le théâtre pourrait-il continuer d’être le témoin des grands enjeux de son époque et promouvoir l’entente entre les peuples, s’il ne faisait pas lui- même preuve d’ouverture ? Comment pourrait-il se targuer d’offrir des solutions aux problèmes d’intolérance, d’exclusion et de racisme, si, dans sa pratique même, il se refusait à tout métissage et à toute intégration ? Pour représenter le monde dans toute sa complexité, l’artiste doit proposer des formes et des idées nouvelles et faire confiance à l’intelligence du spectateur capable, lui, de distinguer la silhouette de l’humanité dans ce perpétuel jeu d’ombre et de lumière » lit- on dans la lettre de Robert Lepage.


Parmi les autres activités qui sont au menu de ce « Printemps de la création», plusieurs pièces de théâtre dont on cite : « Du point de vue de Gagarine », nouvelle création de Nidhal Guiga, «Albastouka Azzina » de Salah Felah, « Fausse note » de Nassib Barhoumi, « Le jardin de l’amour » de Mohamed Kechaou et « L’école du diable » de Moez Achouri. Un atelier intitulé « Ecritures Sud Sud » réunissant Nidhal Guiga, Lucien Attoun, Micheline Attoun et Arezki Mellah aura lieu demain, à partir de 11h00. Notons que parallèlement à ces représentations, la salle 4ème art accueille une exposition sur l’école Nationale des arts du cirque de Tunis.


 

Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com