Négociations sociales : Divergences profondes sur le volet réglementaire au sein de la commission centrale





Le 7e round des négociations sociales n’a pas démarré le 24 mars comme prévu en raison des divergences profondes  entre les représentants des salariés et les patrons sur la révision de la législation relative au travail.


 


Tunis-Le Quotidien


Le groupement du secteur privé relevant de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT)  a annoncé dans un communiqué publié récemment son intention de ne pas participer au 7e round des négociations sociales en l’absence d’un accord sur les divers points d'ordre réglementaire au sein de la commission centrale des négociations.


«L’autre partie tente de louvoyer et de gagner du temps, chose qui a abouti à un blocage», lit-on notamment dans le communiqué qui fait allusion au refus de représentants de l'Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA, centrale patronale) de débattre de certains points d’ordre réglementaire.


Ces points se rapportent notamment, selon des sources syndicales, à la révision de la législation sociale relative au recrutement.


Il s’agit plus précisément d’une proposition des patrons qui souhaitent une plus grande flexibilité de l’emploi et de réviser les conditions de titularisation et les types de contrats de travail, proposition à laquelle s’oppose la centrale syndicale.


Le groupement du secteur privé a, d’autre part, exprimé son attachement aux négociations  sociales comme étant un mécanisme efficace pour l’instauration de la paix sociale.


Les syndicats s’attachent, de leur côté, à une adéquation entre le code de travail et la convention numéro 135 de l’ONU relative à la protection des responsables syndicaux ainsi qu’à la lutte contre le travail temporaire et le «trafic de la main-d’œuvre».



A priori, le dialogue entre les partenaires sociaux ne sera pas de tout repos en raison de la difficulté de concilier entre une nécessaire amélioration du pouvoir d’achat du citoyen et la préservation de la compétitivité de l’entreprise tunisienne par ces temps de mondialisation rampante.


Le 7e round des négociations sociales, une expérience lancée en 1989 dans le cadre de la politique contractuelle du gouvernement, se déroule  en effet dans un contexte local largement tributaire d’une conjoncture internationale  caractérisée par la flambée des prix des hydrocarbures et des céréales.


 


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com