«Belmakchouf» Parlons peu… parlons bien…





Nous sommes certainement assez nombreux à trouver que l’émission sportive «Belmakchouf» de la chaîne Hannibal TV commence, hélas, à battre de l’aile ces derniers temps.


D’aucuns me diront qu’après tout, l’actualité sportive nationale étant ce qu’elle est, l’équipe de Moez Ben Gharbia ne trouve plus grand chose à se mettre sous la dent.


Pourtant, souvenons-nous des premières émissions de «Belmakchouf», tout simplement superbes. On se délectait de la rupture opérée par la sympathique équipe de journalistes: rupture avec une langue de bois devenue chronique, rupture avec cette peur viscérale à traiter des sujets gênants et délicats.


Signe du temps, les chaînes publiques, hésitantes d’abord, ont suivi. Le téléspectateur féru de sport n’en demandait pas tant. Depuis, «Belmakchouf» fut souvent copié mais jamais… égalé.


Toutefois, ces derniers mois, la «méforme» s’est installée: fatigue, saturation, recomposition de l’équipe ? On ne sait. On sentait que quelque chose grinçait. J’en ai parlé avec des amis, ils avaient la même impression.


Cette émission se veut d'analyse et de débat. Les analyses sont souvent pertinentes mais se perdent de plus en plus en d’innombrables digressions aussi bien inutiles qu’inadéquates. Au débat souvent animé a succédé une série de monologues. Les sujets traités sont certes intéressants: statut précaire des entraîneurs, mauvaise gestion financière et humaine des fédérations sportives, des clubs sans aucune stratégie, mais ces sujets deviennent tout naturellement usés à force d'être répétés, et de surcroît débités avec une grandiloquence théâtrale par certains ou agrémentés d’anecdotes douteuses et déplacées par d’autres. Que faire alors ?


A notre humble avis, pour maintenir le cap, il conviendrait de «dégraisser» l’effectif et de dénicher de nouveaux talents: journalistes, techniciens du sport etc… dont ne manque guère notre paysage audiovisuel.


Le vote des téléspectateurs sur le site web de l’émission (site qui mérite d’être salué en attendant d’être amélioré) invités à noter la prestation des participants est, de fait, assez éloquent et obéit à cette quête de qualité.


Encore faut-il que les «mal notés» acceptent de bon cœur et sportivement le verdict de leurs juges d’un soir.


Mais ça, c’est une autre histoire.


 


A. Gadhoumi




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com