«Doc à Tunis 2008» : L’actualité face à la vérité !





C’est à partir d’aujourd’hui que le rideau du Théâtre de la ville se lèvera sur la troisième édition de «Doc à Tunis». Une pluie d’idées, de regards et d’émotions qui fera le beau temps de nos espaces culturels jusqu’à dimanche. Au bonheur des passionnés des vérités.


 


Une très bonne moisson d’histoires et de visions insufflera un nouveau dynamisme au centre ville, offrant aux férus de ce genre cinématographique une sélection de 75 titres représentant 17 pays et différentes générations de cinéastes. La 3e session sera une plongée profonde dans les nouvelles lois qui font notre monde et une réflexion colossale sur l’actualité nationale et internationale. Des réalisateurs en herbe et d’autres chevronnés prendront part à cette édition avec des documentaires qui seront projetés dans l’après- midi et au quotidien sur les écrans du CinemAfricArt, Le Mondial, la maison de la culture Ibn Rachiq, la salle le 4e Art, l’espace Ness El Fen et le Théâtre de la ville de Tunis qui accueillera la soirée d’ouverture. Cette bonne récolte de documentaires sera répartie en sept sections, à savoir «Conflits d’hier et d’aujourd’hui», «Portraits : Parcours  individuels / destins collectifs», «Mémoire et exils», «Femmes en question», «Où va le monde ?», «Hommages» et «Promesses documentaires». Cette nouvelle édition de «Doc à Tunis» célébrera les œuvres d’un grand spécialiste tunisien des documentaires, Mustapha Hasnaoui, qui n’a cessé depuis 1994 de nourrir la scène cinématographique par des documentaires qui ont raflé des prix internationaux. Dans le même esprit d’ouverture et de reconnaissance, les organisateurs de ce festival ont programmé une sélection des œuvres de Agnès Varda. Des œuvres qui esquissent diverses versions et visions du monde.


«Doc à Tunis» continue à transgresser les frontières et à scruter les horizons en offrant à une brochette de jeunes réalisateurs l’occasion de s’exprimer dans le cadre de la section «Promesses documentaires». Lancée l’année dernière, cette section, qui a débuté avec onze projets tunisiens, s’ouvrira sur des talents et des expériences du Maghreb, du Moyen-Orient et de l’Europe. Un grand défi que cette édition tente de relever en soutenant les débuts de ces jeunes cinéastes. Outre ces films qui feront certainement le bonheur des cinéphiles et qui seront un vrai catalyseur de débats dans plusieurs sujets d’actualité, la 3e édition propose une journée de rencontres professionnelles, organisée en collaboration avec EURODOC, en partenariat avec ARTE. Destinée aux étudiants des écoles du cinéma, cette rencontre très «pro» sera animée par Thierry Garrel, Directeur de l'Unité de Programme Documentaires d'ARTE France et elle sera axée sur l’analyse du film «Welcome Europe» et des projets des étudiants. En deuxième temps, c’est à l’artiste Omar Amiralay, directeur des études et expert des projets à l’Arab Institute of Documentary d’animer les débats.


 


Talents tunisiens au cœur de l’événement


Pour la soirée d’ouverture, le comité d’organisation a choisi de programmer un documentaire signé par Ridha Behi en hommage à Feu Ahmed Baha Eddine Attia. «L’aventurier» est l’intitulé de cette œuvre qui dresse le portrait d’un homme hors pair qui a marqué le cinéma tunisien. Le tournage a été fait juste quelques semaines avant son décès. La deuxième partie de cette soirée inaugurale sera marquée par la projection du premier film du musicien Anouar Brahem. Figure de proue de la musique nationale et internationale, l’artiste a donné le jour à «Mots d’après la guerre», un documentaire qui raconte le douloureux été qu’a vécu le Liban. Dans ce film, notre talentueux musicien raconte la souffrance du Liban à travers les récits et les témoignages de ses artistes et intellectuels au lendemain du cessez-le feu. Au-delà de ces images tristes traduisant la barbarie israélienne, Anouar Brahem s’est plongé au cœur de la société pour dessiner les différentes facettes d’un Liban ravagé. Des entretiens à vif et très sincères se sont croisés dans ce documentaire qui dessine la déchirure dans ses dimensions humaines et universelles. Cette soirée tunisienne sera logée au Théâtre Municipal et elle sera lancée à partir de 20h00, en présence des invités de cette troisième édition.


D’autres documentaires tunisiens seront projetés dans les différents espaces tout au long de ce festival, offrant au grand public une panoplie de regards et lançant divers débats. «Ouled Lenine» de Nadia El Fani, «Histoires vives» de Fitouri Belhiba et Jean Marie Fawer, «Le Samouraï du désert» et «L’étoile du Sahel, champion d’Afrique» de Mokhtar Laajimi, «Aziz» de Jalel Bessaad et d’autres documentaires tunisiens très frais sont au menu de l’actuelle édition. 


Des chefs-d’œuvre documentaires arabes comme «Sauve qui peut» de Samia Chala, «Ombre de l’absence» de Nasri Hajjej, «July trip» de Wael Noureddine, «Salata Baladi» de Nadia Kamel…mèneront le public loin des clichés et des stéréotypes. La section internationale permettra aux cinéphiles et aux jeunes réalisateurs de découvrir toutes les nouveautés et de s’ouvrir sur des nouvelles expériences. Cette plongée dans la planète Doc sera clôturée, au Théâtre de la ville de Tunis, le 6 de ce mois avec un chef-d’œuvre français intitulé «L’avocat de la terreur» de Barbet Schroeder. Un documentaire qui cherche à élucider les mystères qui entourent la vie et le parcours d’un grand avocat.


De passage par la MC Ibn Rachiq, le Mondial, le CinemAfricArt, Ness El Fen, le 4e art et le Théâtre Municipal, n’hésitez pas à demander le programme détaillé pour savourer cette belle moisson !


 


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com