Bush évoque l’Afghanistan lors du Sommet de l’OTAN : S.O.S. renforts





Le président américain George W. Bush a appelé l'Otan hier à faire de nouveaux efforts  en Afghanistan, avant l'ouverture dans la soirée à Bucarest d'un sommet de l'Alliance marqué par de profondes divisions sur une nouvelle extension à l'Est de l'Europe.


 


Le Quotidien-Agences


Bush a pressé l'Otan d'offrir à la Géorgie et à l'Ukraine une "voie claire" vers l'adhésion, lors de son sommet de deux jours qui constituera son plus grand rassemblement de chefs d'Etat et de gouvernement en bientôt 60 ans d'histoire.


Si les 26 Alliés s'entendent sur la nécessité de vaincre les talibans, ils ne s'entendent pas forcément sur les moyens d'y parvenir, sur l'avenir de l'Otan ni sur les futures relations avec la Russie, l'ancien ennemi de la guerre froide.


Le président Vladimir Poutine est annoncé vendredi pour le Conseil Otan-Russie. Puis durant le week-end, il reçoit  Bush sur les bords de la Mer Noire pour ce qui devrait être les derniers entretiens de président à président entre les deux hommes, après plus de sept ans de relations parfois difficiles.


La vive hostilité de la Russie à l'extension de l'Otan dans l'ancien espace soviétique est pour beaucoup dans les dissensions entre Alliés sur une éventuelle admission de la Géorgie et de l'Ukraine.


Dans une intervention à Bucarest présentée comme le grand discours de sa tournée européenne, Bush a exposé sa seconde priorité pour le sommet: obtenir que les Alliés fassent davantage sur l'autre front de sa "guerre contre le terrorisme", où un échec passerait d'abord pour le sien.


Bush a cité en exemple la décision américaine d'envoyer plus de 3.000 Marines supplémentaires en Afghanistan ainsi que celles annoncées par la France, la Roumanie ou d'autres de renforcer leur présence.


"Nous demandons à d'autres pays de fournir également des forces supplémentaires", a dit Bush, qui répète la même demande depuis plusieurs mois.


La force internationale dirigée par l'Otan a déployé 47.000 hommes de 40 pays en Afghanistan. Une autre force dirigée par les Etats-Unis compte quelque 15.000 hommes dans le pays.


L'administration Bush a vexé certains partenaires comme l'Allemagne en les accusant de ne pas déployer assez de soldats ou de les cantonner à des régions moins exposées alors que les besoins sont criants dans le sud ou l'est, théâtre de violents combats avec les talibans.


"La menace terroriste est réelle, elle est meurtrière, et vaincre cet ennemi est la toute première priorité" de l'Otan, a affirmé Bush.


Sur la Géorgie et l'Ukraine, la position des Etats-Unis est "claire: l'Otan devrait accueillir la Géorgie et l'Ukraine" dans le Plan d'action en vue de l'adhésion (MAP), ce qui leur confèrerait le statut de candidats officiels à l'adhésion, a-t-il dit.


Nombre des autres membres de l'Alliance, à commencer par l'Allemagne et la France, ne l'entendent pas de cette oreille. Ils jugent que la Géorgie et l'Ukraine ne sont pas mûres pour l'Otan. Ils s'inquiètent aussi de la réaction russe et des conséquences sur la sécurité européenne.


Bush s'est à nouveau employé à apaiser les inquiétudes russes, qui ont considérablement crispé les relations au cours des derniers mois.


Le président a invité la Russie à participer au projet de défense antimissile contre la menace que représentent, selon lui, les activités balistiques de l'Iran, sa bête noire. Le projet d'installation d'éléments du bouclier américain en Europe centrale a cristallisé les tensions entre Washington et Moscou, qui y voit une menace pour sa sécurité.


Il a envisagé "un niveau de coopération stratégique sans précédent entre la Russie et l'Alliance" en incorporant des installations de l'ex-URSS au système antimissile.


"La Guerre froide est terminée, la Russie n'est pas notre ennemie", a dit le président américain. Il a plaidé pour une "nouvelle relation de sécurité"  qui ne "repose pas sur la perspective d'un anéantissement réciproque".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com