Humeurs et clameurs : A père avare, enfant prodigue





Quoi de plus dangereux, de plus machiavélique, jusqu’à la perfidie, que ce jeu de la manipulation des foules, d’autrui, auquel d’aucuns s’adonnent ! Mais à la fin, ils ne récoltent que l’opprobre et l’ignominie.


 


La tendance aux déclarations fallacieuses prend des proportions démesurées et devient réellement alarmante. C’est que chacun cherche éperdument à faire endosser à un autre la responsabilité d’un échec, d’un insuccès quelconque.


Même quand la vérité est accablante et arrose celui qui se prend ingénument pour l’arroseur. Comme le nouvel entraîneur keffois que nous avons vu pester et fulminer en remontrances mordantes et caustiques à l’adresse de l’arbitre du récent OK - ESHS. Pourtant, ce dernier a annulé un but nettement régulier à l’antagoniste hammam-soussien et accordé un penalty que peu de directeurs de jeu siffleraient par les temps qui courent. Sinon, la soi-disant partialité au détriment des locaux n’était que fadaise. Comme quoi, à père avare, enfant prodigue, dans la mesure où en voulant dénoncer un défaut, on use de son contraire, toujours dans la démesure.


 


Les croisés du foot


A propos de fourberie aussi, les propos d’un dirigeant de Ben Guerdane qui accuse les joueurs de Médenine d’être partis en croisade. Ces derniers auraient été fortement éperonnés par les bonus affriolants promis par leurs dirigeants.


Alors que tout bonnement, la situation du COM au classement les incitait à jouer pour le gain de la partie et qu’à propos de prime «doublée» selon le responsable de Ben Guerdane, la bonification ne représentait que le tiers de la modique somme de 150 d. A la clé, une véritable bagarre rangée sur le terrain et un geste de la part d’un joueur exclu, d’une désarmante obscénité.


 


Pusillanimité, sous couvert de vérité


Un autre exemple de mentalité sectaire nous est venu de Ben Arous ! Là aussi, on a accusé les Cotistes de tirer dans les jambes du SCBA, pour avoir joué le jeu normalement, l’enjeu de l’accession étant encore de mise.


La morale, c’est que si une équipe perd, elle est taxée de «vendeuse», de laxiste, et si, antinomiquement, elle l’emporte, elle est assimilée à la dépositaire des intérêts d’une tierce équipe.


Une suspicion maladive, une défiance pathologique qui renvoient à une recherche effrénée d’échappatoire. Une forme de pusillanimité, en fait, pour cacher ses propres faiblesses.


 


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com