Coupes d’Afrique des clubs : Le C.A. tonne, le C.S.S. claironne et l’E.S.T. tâtonne





Aussitôt formulé qu’exaucé, le vœu de voir l’Etoile, l’actuelle locomotive de notre football, déteindre sur les trois autres représentants tunisiens en C1 et C2. Nous aurions, toutefois, vu de toutes les couleurs: un C.A. triomphateur, un C.S.S. dominateur et un onze sang et or assez flâneur.


 


Les Clubistes tunisois sont, ainsi, parvenus à cristalliser sur le rectangle vert le canevas échafaudé sur le tableau noir, entendons le fait de marquer un ou, l’idéal, deux buts avant la pause et s’employer par la suite, dans la sérénité, à parachever l’ouvrage en portant, au moment opportun, l’estocade finale. A la clé, quatre réalisations, et même cinq, la dernière ayant été frappée de caducité, injustement, par l’arbitre-assistant. Comme dans l’exécution d’un quatuor, tout a fonctionné comme coulant de source, conformément au plan concocté par Ben Chikha.


Le seul bémol à la parabole, l’expulsion du régisseur - pourvoyeur, Oussama Sellami, dont l’absence risque de pénaliser lourdement l’équipe lors du très exigeant prochain duel, la première manche du tour à venir face aux redoutables Nigérians d’Enyimba. Pour avoir provoqué de la façon la plus inepte cette sentence, Sellami est vraiment à clouer au pilori.


L’Espérance, à la pyrrhus


En C2, l’EST a été soumise au régime de la galère. Sur la sellette depuis le fameux match aller et la bastonnade essuyée face aux divisionnaires du Barnoussi, les joueurs sang et or engageaient le prestige et le renom du club, bientôt centenaire. Pour une large frange des supporters, ils étaient même appelés à faire ce que l’honneur commandait. Et comme gonflés à bloc, ils extériorisèrent, dès le coup d’envoi, leur trop-plein d’énergie contenue pendant deux longues semaines. Et 23’ durant, ils gambadèrent sur le terrain comme des forcenés, faisant en un tournemain l’emballage. Mission accomplie, défi relevé, honneur lavé. Comme si dans leur subconscient, les joueurs avaient désormais, à 2 - 0, bonne conscience. D’où un relâchement instinctif qui aurait pu leur être incommensurablement fatal. Même si, force est de reconnaître que ces Barnoussis n’ont vraiment rien de divisionnaires, à la lumière de leur excellente organisation, de leur très appréciable maîtrise technique.


L’essentiel  a certes été fait, mais la manière reste toujours à désirer. D’ailleurs, la réaction finale d’une partie de la galerie espérantiste, quand bien même elle serait repréhensible subséquemment à la salve de projectiles à l’adresse des joueurs, est révélatrice de l’aigreur et du désappointement ressentis. A propos de manière, elle fut plutôt reluisante à Béjaïa, là où le CSS a fait montre d’une personnalité digne d’un détenteur du trophée. Pourtant, nous avons craint le pire, lorsqu’après à peine 9’ les Algériens ont réduit à néant leur passif d’un but. Mais toujours fidèles à leur standing continental, les Sfaxiens ont trôné dans leur jardin avec beaucoup de fierté. Leur mérite, celui de Khaled  Ben Yahia en dernier ressort, est d’avoir prôné l’esprit offensif jusqu’à la fin. Le sceau des escogriffes du circuit en somme.


Tir groupé, donc, des clubs tunisiens et à la prochaine cueillaison.


 


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com