C.A. : Les balles arrêtées, clé du succès





Le staff technique clubiste avait raison d’accorder un intérêt particulier accru aux balles arrêtées tout au long de la semaine.


Les événements sont venus confirmer cette option face aux Togolais de Kara en Ligue des champions.


 


Malgré une domination territoriale permanente et écrasante, les Clubistes ont mis un certain temps, les vingt minutes initiales, pour s’organiser. Le temps, également, qu'auraient mis Youssef Mouihbi et Moussa Poukong pour retrouver leurs marques et entrer dans le match.


Au cours de ces premières vingt minutes, en effet, les Rouge et Blanc n’ont pas paru à l’aise bien que carrément installés dans le camp de l’adversaire, d’autant que l’entrejeu s’est imposé comme à l’accoutumée.


Or, d’ordinaire les Clubistes trouvaient des difficultés énormes face à des équipes évoluant en bloc derrière, refusant ainsi le jeu. Pour une fois, ils ont trouvé toutefois l’antidote dans les balles arrêtées qui ont constitué la clé du succès.


Pour preuve, les trois premières réalisations le furent sur des balles arrêtées. Seul en fin de compte le quatrième but est venu récompenser une action élaborée par Youssef Mouihbi sur le flanc gauche et ponctuée par la reprise instantanée de Wissem Yahia. Il est vrai cependant que les Togolais, déjà éliminés après avoir encaissé le troisième but, n’avaient plus le choix à ce moment-là, décidant enfin de quitter leur coquille et tentant de remettre en cause la qualification du représentant tunisien. D’ailleurs, Adel Nefzi s’est opposé avec brio à une infiltration de Hinga Imyasin (66’), qui aurait pu donner une tout autre tournure à la rencontre.


 


Mouihbi, le catalyseur


Décidément, Youssef Mouihbi met un certain temps pour entrer dans le match et retrouver son punch et son rayonnement. Ce fut le cas encore une fois vendredi dernier, puisqu’il n’a fait qu’errer en début de rencontre.


Une fois lancé par la suite, Mouihbi a été insaisissable dans son couloir gauche, donnant le tournis à l'arrière-garde adverse qui a trouvé d’énormes difficultés pour le contrer.


La machine clubiste s’est mise dès lors en branle afin d’étouffer un adversaire, lequel, malgré un potentiel physique énorme, a fait preuve d’une naïveté criarde qui a précipité son naufrage.


 


Le geste de Sellami !


Une impulsion coupable, un moment peut-être de déconcentration qui lui aurait coûté l’expulsion et mérité, par là-même, le courroux du coach Abdelhak Ben Chikha qui n’a pas du tout apprécié le comportement de son joueur, lequel sautera le prochain rendez-vous, vraisemblablement contre les Nigérians d’Enyimba.


 


M.A.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com