Guerre par armée interposée





Depuis quelques jours, des bribes d’informations filtrent de Tel-Aviv selon lesquelles Israël est en train de se préparer à une grande guerre contre la Syrie et l’Iran. Une guerre qui, selon des informations de presse, aura lieu sur la terre libanaise au nom de la lutte contre la «menace» que présente le Hezbollah pour la sécurité de l’Etat sioniste.


A ce propos, Israël a entamé depuis quelques jours un exercice massif de «défense» à ses frontières avec la Syrie et le Liban. Un exercice qui a été perçu  à Damas comme une menace directe, et ce, malgré les tentatives du gouvernement Olmert de relativiser ces manœuvres qui serait, dit-on, un simple exercice pour tester les services de secours.


En même temps, un ministre israélien a menacé hier l’Iran d’une guerre sans merci qui «provoquera la destruction de la nation iranienne».


Dans ses propos, ce ministre était plus explicite. Pour lui, le scénario d’une guerre généralisée  «n'est pas un scénario imaginaire ». « La réalité dans le futur pourrait être plus grave que ce qu'on l'on imagine aujourd'hui», précise-t-il.


Tout cela pour dire qu’Israël semble chercher à tout prix à embraser toute la région. Mais la question qu’on peut se poser à ce propos est de savoir à qui profite cette nouvelle escalade.


La question est d’autant plus pertinente que la débâcle israélienne contre le Hezbollah, il y a quelques mois, a clairement montré les limites de l’armée israélienne à mener une guerre conventionnelle fut-elle contre un tout petit parti. On peut donc aisément penser à la catastrophe qu’elle pourrait encourir si, d’aventure, elle envisageait une guerre contre deux Etats bien armés et fortement motivés.


En fait, la réponse à cette question semble des plus aisées. Qui, en effet, cherche aujourd’hui à maintenir le chaos dans la région ? Qui depuis quelques années menace l’Iran et la Syrie ?


Tout le monde le sait, c’est bien sûr les Etats-Unis.


Les Etats-Unis qui ne cachent d’ailleurs plus leurs intentions belliqueuses, à quelques mois de la fin du mandat du président Bush.


L’armée américaine, fortement sollicitée en Irak et en Afghanistan, n’arrive plus à joindre les deux bouts et veut donc mener une guerre par armée israélienne interposée.


Cela semble être la seule alternative pour les faucons à Washington, surtout que les tentatives pour isoler la Syrie et l’Iran politiquement ont toutes échoué. La réussite du dernier Sommet arabe, malgré les pressions américaines, en est la preuve évidente.


Le seul faux calcul des Américains est qu’Israël se cassera certainement les dents s’il tente de mener cette guerre et qu’en répercussion  les Américains aussi en subiront certainement les effets pervers.


 


M.A.B.R.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com