Entraîneur national : Marchand… chimères ou lumières !





Les dès sont presque jetés et le choix du Bureau fédéral s’est porté sur le technicien français exerçant à l’Etoile, Bertrand Marchand.


 


Sur ce chapitre de choix, on peut disserter longtemps car à chacun sa petite idée et curieusement ceux qui étaient chargés de dénicher un successeur à Lemerre avaient la même idée, à savoir celle de confier les rênes du Onze national à M. Marchand.


Là on se demande pourquoi a-t-on gaspillé énormément de temps et d’argent en devises pour négocier «éphémérement» avec des supposés successeurs à M. Lemerre.


N’aurait-il pas été plus sage d’économiser toute cette énergie et cet argent et aller droit au but. Hélas ! ce ne fut pas le cas.


Comme aussi on doute fort que nos négociateurs aient pensé au profil adéquat pour le Onze national. Etant donné que ce profil influe beaucoup sur la marche de toute l’équipe. A présent a-t-on besoin d’un formateur, d’un meneur d’hommes ou d’un entraîneur performant de suite? A-t-on pensé que la vérité du club n’est pas celle d’une équipe nationale? Que la pression exercée au sein du club ne ressemble en rien à celle exercée à l’échelle nationale ?


M. Marchand qui a eu jusqu’à présent à composer  avec l’entourage restreint du CA et de l’ESS peut-il supporter la pression énorme d’une équipe nationale? Cette même pression que M. Lemerre a su gérer sans influer sur l’ambiance du groupe. Marchand saura-t-il faire autant et préserver des acquis somme toute chers du passage de Roger Lemerre qui a le grand mérite d’avoir doté l’Equipe nationale d’une autonomie parfaite? Du coup, plus personne n’a la mainmise sur le Onze national et seul Lemerre assumait entièrement ses responsabilités. Reste à définir était-ce à tort ou à raison, mais l’histoire retiendra qu’il a exercé en son âme et conscience et seule celle-ci peut lui réclamer des comptes.


Du point de vue résultat, l’Histoire retiendra qu’avec Lemerre on a gagné la seule Coupe d’Afrique de notre histoire et Marchand, s’il est engagé, doit persévérer dans cette voie et pourquoi pas nous offrir un nouveau trophée continental.


Toujours à propos de questions toutes crédules, quels sont les critères ayant présidé au choix de Marchand ? Certainement cette Ligue Africaine des Champions gagnée par l’ESS. Mais a-t-on une idée que l’équipe qui a remporté ce trophée cher est l’œuvre d’au moins dix années de labeur ! et qu’elle a été imaginée par Jenayah, puis façonnée par Benzarti et enfin encadrée par Moëz Driss et bien sûr Marchand.


Le revers de la médaille, est donc, que Marchand n’a pas eu à diriger une équipe nationale alors pourra-t-il remonter cet handicap et prendre le témoin en toute sérénité pour nous procurer un peu plus de lumière ou bien serait-il dans l’incapacité d’œuvrer à sa guise et d’élaborer son travail dans la quiétude comme bon nombre de techniciens qui ont veillé sur les destinées de l’Equipe nationale  avant lui et qui nous avaient vendus des chimères.


Et enfin, comment se fait-il que Marchand déclare ne pas être tout à fait chaud pour prendre l’équipe de Tunisie et qu’il préfère y penser ? Est-ce que notre Onze national lui fait peur ? Ou bien est-ce qu’il est en train de privilégier les offres qataries? Ou tout simplement est-il en train de mettre la pression pour garantir un contrat royal?


De notre part, nous disons tout simplement qu’il faut plutôt négocier avec quelqu’un qui serait tout acquis à servir le football national et enfin à bon entendeur…


 

Mohamed Ali FERCHICHI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com