Auditionnés par le Congrès : Petraeus et Crocker suggèrent un gel du retrait US d’Irak





Le Quotidien-Agences


Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, et Ryan Crocker, ambassadeur américain à Bagdad, ont recommandé au Sénat de faire une pause dans le retrait des troupes américaines de ce pays, en proie à une nouvelle flambée de violence.


Le général Petraeus s'est déjà exprimé en faveur d'un "gel" de la réduction du contingent en Irak, après le retour prévu d'ici l'été de cinq brigades de combat, afin d'évaluer la situation sur le terrain.


Pour sa part, Crocker a prévenu que les Etats-Unis avaient "l'impératif moral" de continuer à réduire la violence en Irak.


Le président George W. Bush devrait annoncer sa décision demain.


Le contingent américain en Irak s'élève actuellement à 158.000 hommes.


D'ici juillet, ce nombre devrait tomber à 140.000 soldats, soit 10.000 de plus qu'avant l'envoi de renforts début 2007, pour une vaste offensive qui a contribué à une relative amélioration de la sécurité.


Ces auditions, qui se poursuivront aujourd’hui devant des commissions de la Chambre des représentants, promettent de prendre un tour hautement politique en pleine course à la Maion Blanche, les trois présidentiables américains appartenant aux commissions sénatoriales chargées d'auditionner les deux responsables.


Le républicain John McCain a misé sur le succès de la stratégie d'envoi de renforts militaires américains en Irak mise en oeuvre l'an dernier. Ses rivaux démocrates, Barack Obama et Hillary Clinton, prônent tous deux un désengagement rapide.


Le général Petraeus et l'ambassadeur devraient vanter les progrès réalisés depuis 2007 en Irak, grâce à l'envoi de renforts, la mobilisation d'anciens insurgés sunnites pour lutter contre Al-Qaïda et une trêve de la principale milice chiîte du pays.


Mais ils devraient également insister sur la fragilité de ces gains, l'influence néfaste de Téhéran et le manque d'avancées sur le front politique, sur fond de reprise des violences et après une semaine d'affrontements fin mars dans le sud du pays entre les forces du Premier ministre Nouri al-Maliki et les milices du chef radical chiîte Moqtada Sadr.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com