Humeurs et clameurs : S.O.S, le rubicon est franchi





Le chapelet de propos geignards ne fait que s’étirer de plus en plus d’un week-end à l’autre. Sur fond d’échappatoire et de dérobade, l’enfer s’apparentant toujours à l’autre.


Trouvaille en apparence ingénieuse, mais tout à fait ingénue que celle trouvée par l’attaquant stadiste Selliti. C’est que pour justifier son ratage dans l’exécution du penalty face à l’ES Fahs, il a prétendu ne pas posséder de chaussure à son pied. Passe pour le piteux faux-fuyant invoqué par le joueur et qui dénote une criante couardise à assumer ses responsabilités. Car cette poltronnerie cacherait, en fait, un certain cynisme à l’égard de son club qui serait incapable, tout désargenté et objet de commisération qu’il est, de fournir à ses  joueurs les chaussures à crampons adéquates. En désespoir de cause, il les aurait commandées de l’étranger. Le tout exprimé avec un sourire en coin. Et tout quidam de décoder le message.


 


Vains gémissements


A propos de cette même rencontre de Coupe ESF - ST, force est de louer la prestation très relevée du locataire de la division 3. Jusqu’à la 90’, en effet, son timon, inébranlable, a maintenu le cap vers les rivages riants de la qualification. Mais, lubie désarçonnante de dame Coupe, la nef fahsienne a subitement chaviré, non sans avoir moissonné, au préalable, les éloges. Tout aurait été conforme à la loi du sport, sans les jérémiades fort importunes et inopportunes du président de l’ESF. Celui-là même que nous avons défendu à l’occasion de la violente altercation verbale causée par le président de Kalaâ Seghira. C’est qu’une nouvelle fois, nous avons eu à essuyer les récriminations et des doléances tout à fait oiseuses et gratuites à l’endroit de l’arbitrage, pourtant irréprochable. Dommage, il en serait sorti grandi, notre sieur, s’il avait fait tout simplement preuve de sportivité.


 


Déplorable banalisation


Ce tour de Coupe aura enregistré un score extrêmement pléthorique, celui réussi par le SG au détriment d’EMM (7-1). Une déroute qui, somme toute, peut survenir à n’importe quelle équipe.


Mais ce qui heurte l’entendement, c’est la dimension réellement dramatique que prend chaque revers important. Ces derniers temps, l’ESZ nous en a donné une preuve éclatante, à la lumière de cette retentissante pétition rédigée par les joueurs, décriant leur président et jetant sur lui, sans vergogne, feu et flamme.


La mode s’installe, a priori, subrepticement. Cette spirale descendante vient de happer, au passage, certains joueurs mahdois dont Issam Jabeur qui, lors de sa déclaration d’après-match a taxé son propre président d’incompétent, d’ignare en matière de gestion du club. Il fut relayé par un coéquipier qui qualifia son association de «houma». L’indécence est banalisée, le Rubicon est franchi. Un arrêté de péril doit être illico prestissimo décrété.


 


Wahid SMAOUI




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com