Star d’antan – Kamel Seddik (C.S.H.L.) : Il est temps de… changer !





Il est l’un des rares à avoir réussi aussi bien dans ses études qu’en football.


Le diplomate actuel ne manquait pas de tact à l’époque où il chaussait les crampons et sillonnait le terrain. Joueur calme et très doué, aussi bien techniquement que sur le plan stratégique, Kamel Seddik constituait l’une des pièces maîtresses de son club qui regorgeait de joueurs de talent, tout en étant des intellectuels on cite les frères Kasri, Fayçal Jelassi et notre invité. C’était l’équipe des intellectuels par excellence. Aujourd’hui Kamel a choisi sa voie, celle d’un diplomate auquel nous souhaitons toute la réussite.


 


Vous vous voyez en quels joueurs ?


Auparavant, je me voyais en Ghommidh et actuellement en Ouertani (CA).


 


Parlez-nous de votre carrière au CSHL


Notre meilleur classement était 5e, mais nous n’avons jamais dépassé la 7e place.


En 1981-82, je crois, nous avons terminé la phase aller avec 7 points de retard. Au retour, nous avons sauté notre place en Nationale. Nous avons gagné tous nos matches sauf contre le CSS, qui avait remporté le titre et un match nul contre l’EST.


 


Quels sont vos plus beaux buts ?


Je me rappelle avoir marqué de beaux buts contre le CSS, l’USMo et le COT. J’en ai marqué 30 au cours de ma carrière entre 1977 et 1987.


 


Quel est le meilleur souvenir de votre carrière ?


La Coupe de Tunisie 1985.


 


Kamel Seddik et l’E.N. ?


J’ai passé par toutes les catégories des jeunes et j’ai participé à la CAN 82 en Libye contre le Cameroun (1-1) et contre le Ghana (1-0), qui a remporté le titre face à la Libye aux penalties.


Je me suis blessé en 1983 et je suis parti à Paris pour y travailler.


 


Justement, dans cette ville, vous avez été contacté par certains clubs


J’ai évolué avec des équipes de division d’honneur. J’ai été contacté par des clubs de division II, mais de par ma situation, je ne pouvais pas signer avec ces clubs.


 


Que pensez-vous de l’équipe hammam-lifoise actuelle?


Le point négatif se situe, surtout, au niveau offensif. Il n’y a pas de joueurs capables de concrétiser les occasions créées.


Avec Ben Chouikha, qui est le moteur de l’équipe, et un avant-centre de métier, le CSHL peut marquer beaucoup de buts (Jupiter).


 


Que pensez-vous de l’ESS?


Elle a fait honneur au foot tunisien face à Al Ahly du Caire et en Coupe du monde des clubs. Elle va dominer le football tunisien pour un bon bout de temps, à condition que les meilleurs joueurs restent et je crois que ce ne sera pas le cas.


 


Et le CA ?


Il ne fera que rivaliser avec l’ESS.


 


Et l’EST ?


Elle passe par une phase transitoire qui a trop duré, l’EST est un grand club où les joueurs recrutés n’ont pas besoin de temps d’adaptation, évoluant devant des milliers de spectateurs, les Espérantistes ont besoin plutôt de plus d’équilibre.


 


Quelle idée faites-vous du Championnat national actuel?


Il y a un très grand fossé entre les équipes jouant pour le titre et les autres. Mais ces dernières saisons, nous avons perçu une sorte de révolte parmi les «petits» clubs (USM, ST, EGSG...).


 


Quel est votre favori pour le titre ?


Incontestablement l’ESS.


 


Vous avez parlé de fossé, que préconisez-vous pour le combler ?


Il faut beaucoup de moyens matériels et «surtout une nouvelle structure des clubs dits petits».


 


Que pensez-vous de Lemerre ?


C’est un grand technicien. Mais il est grand temps de changer, il ne peut plus rien apporter au foot tunisien, qui a soif de titres, tant au niveau continental que mondial (passer ce fameux 2e tour en Coupe du monde).


D’ailleurs la qualification au mondial devient problématique, avec la présence de l’Egypte, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Maroc...


 


Et l’E.N. actuelle ?


Elle renferme beaucoup de jeunes, à l’image de Chermiti, Chikhaoui, Jemaâ, Hagui... et des potentialités énormes. Il faut un «sang neuf» pour faire passer de nouvelles options et un nouveau schéma tactique, au contraire de Lemerre qui a un schéma purement défensif et ne s’engage jamais à aller de l’avant.


 


La violence sur les gradins a augmenté ces derniers temps, les sanctions aussi. Quels conseils donneriez-vous au public ?


Le public tunisien doit être compréhensif, les joueurs et l’équipe ont connu des hauts et des bas. Le staff technique aussi. Il n’y a pas que les résultats. D’autres choses comptent aussi.


 


Tes souhaits ?


Je souhaite la paix pour tout le monde. Surtout au Moyen-Orient où les guerres continuent de faire rage.


 


Moncef SEDDIK




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com