Jazz à Carthage : Gilberto Gil et Maria Joao, un pur délice





Ecouter Gilberto Gil, c’est en soi un plaisir, l’écouter en life, dans un cadre intime, celui du Jazz à Carthage, est un bonheur.


Si, en plus,  le tout est pimenté par la voie de la diva Maria Joao, la recette est tout simplement un pur délice.


 


«C’est ma musique», c’est ainsi que Maria Joao définit son répertoire. Un peu du free Jazz qui s’inspire de ses racines portugaises. Mais aussi des aires d’Afrique, plus précisément du Mozambique, d’où vient sa mère.


Mais qu’importe dans quel répertoire on doit  placer ses chansons. Le plus  important c’est de l’écouter chanter. D’écouter l’aisance avec laquelle elle change de registre vocal pour le plus grand plaisir des auditeurs présents en grand nombre. Des auditeurs qui ne comprenaient pas forcément les paroles, mais qui appréciaient le chant qui semblait émaner du fond de son corps qui vibrait, ou plutôt dansait, avec chaque note.


Des auditeurs qui ont su aussi apprécier son compagnon de toujours, le pianiste Mario Laginha. Un compositeur de renom au Portugal dont le public tunisien a pu découvrir l’étendue du talent, notamment lors d’un trio inédit entre le duo portugais et l’éternel Gilberto Gil, le fameux ministre brésilien qui a tout bonnement enflammé la salle lors la deuxième partie de la soirée.


Celui qui dit qu’il ne fait plus de la musique, depuis qu’il est ministre de la culture du président Lulla, que pour le plaisir. Un plaisir que nous avons tous partagé avec lui lorsqu’il chantait, parfois en avant-première, certains titres de ses dernières compositions dont celui notamment de son tout récent album «Gil Luminoso». Un mélange de bossa-nova, samba, rythme folklorique et musique anglo-saxonne avec des textes parfois nettement engagés comme celui où il chante l’Afrique.


Nous avons aussi eu droit à sa nouvelle version de «No Women No cry» de Bob Marley à qui il a consacré une bonne partie de son numéro. Un numéro du genre  «intime» avec comme seul instrument, sa guitare et ses doigts de fée et… son fils Bem Gil dans l’une de ses rares apparitions avec son père. Une continuité entre générations que le monument du jazz brésilien semble apprécier, mais certainement pas autant que les spectateurs qui n’ont pas fini d’en redemander.


 


M.A.B.R.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com