Succession de Lemerre : Un sujet à dépassionner





Nouveaux développements concernant la succession de Roger Lemerre, suite à l’abandon officiel de la piste Marchand.


Une nouvelle occasion pour verser dans la démesure. Alors que dans l’intérêt de l’EN, la modération est à prôner.


 


Il est indéniable que la FTF est en train de gérer avec beaucoup d’à peu-près ce dossier brûlant. Les tâtonnements constatés sont répréhensibles dans la mesure où un fossé béant sépare l’état-major fédéral du concept de professionnalisme. Mais corrélativement,  rien n’a été fait dans le paysage ambiant notamment médiatique pour lui faciliter la tâche.


C’est que les tenants et aboutissants de ce sujet, ont été étalés au grand jour, disséqués sous tous leurs angles, de façon un peu trop prématurée. Avant même que la commission fédérale qui œuvre dans ce sens n’ait discuté tangiblement avec le successeur présumé de Lemerre.


On sait qu’elle a étudié trois dossiers et qu’elle était tenue d’émettre son avis propre, en exprimant sa préférence dans un rapport à remettre à la tutelle. Voilà pourquoi certains médias sont allés très vite en besogne pour mettre  au pilori le BF. D’où une amplification, voire une dramatisation de la question. A voir de plus près, il n’y aurait pas encore le feu, vu que la sagesse dicte que Lemerre lui-même dirige concrètement le onze national pour le compte des quatre prochains matches officiels qui seront, de surcroît, disputés avant le 30 juin, date d’expiration de son contrat.


Quel est l’entraîneur écervelé et éperdu qui accepterait de se confronter immédiatement et sans crier gare à une obligation de résultat aussi imminente ?


Il y aura ensuite deux à trois mois de «cassure» avant le déroulement des deux matches restants. Le plus important est qu’entre-temps, le futur sélectionneur soit déjà désigné et qu’il supervise plus ou moins à distance, sa future équipe, afin que la transition s’effectue en douce et qu’il opère, à partir du 1er juillet, en terre conquise. Par ailleurs, le BF est appelé à revoir les clauses du fameux contrat à échéances, au risque de dissuader tout futur entraîneur national potentiel. Pour le reste, il est impératif de dépassionner le sujet, car à ce rythme, c’est l’équipe de Tunisie, ainsi que son proche entourage, qui sont en train d’en pâtir, alors que son sort dans les éliminatoires combinées CAN-Mondial se joue dans quelques semaines.


 


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com