C.A.C.C 2008 : Qui empêche l’Espérance de battre les Pharaons ?






La CACC 2008  est en passe de  discréditer irrémédiablement la CAVB. L’Espérance, notre unique représentant en Libye, en subit les conséquences.


 


Treize clubs participent en Libye à cette édition du CACC, dont trois égyptiens à savoir Zamalek récent vainqueur du championnat local, Al Ahly et Al Jaïech. L’Espérance est donc partie pour relever un sérieux défi : battre les meilleures équipes égyptiennes, gagner une coupe continentale et, cerise sur le gâteau,  redorer le blason d’un volley-ball  tunisien très mal au point. Une question se pose : notre porte-drapeau est-il bien parti pour réussir son challenge ?


Dés l’entame du tournoi, M. Chakib Bouslama, le président de la section de volley-ball de l’Espérance  tempête contre et la FTVB et la CAVB et crie au scandale : on empêche son équipe de faire jouer Karamosly et Chékili, deux joueurs qu’il a emprunté légalement du CSS et du COK. A-t-il raison, a-t-il tort ? La FTVB  a-t-elle failli à son devoir ?


Rappelons d’abord les faits. L’Espérance décide  de participer à la CACC 2008. Elle en informe la fédération tunisienne et demande une autorisation pour emprunter deux joueurs non-espérantistes, en présentant les pièces nécessaires signifiant l’accord officiel des joueurs en question et de leurs clubs d’origine à savoir Hosny Karamosly et le CSS d’une part, et d’autre part, Slim Chékili et le COK. Après moult péripéties, la FTVB accorde officiellement son aval et reporte même les matchs du CSS et du COK coïncidant avec la compétition continentale. Malheureusement, cette autorisation s’avérera nulle et caduque du côté de la CAVB.  Une vraie-fausse autorisation alors ? Non, l’instance tunisienne étant affiliée à l’Union Arabe de volley-ball (UAVB) a, depuis longtemps, amendé ses textes réglementaires  pour permettre aux clubs tunisiens participant à des compétitions arabes sous l’égide de l’UAVB, de bénéficier  de pareilles « faveurs » autorisées par la même UAVB.


Or ces mêmes faveurs sont interdites, réglementairement, par la CAVB. La FTVB clame haut et fort qu’elle en a déjà prévenu  les responsables espérantistes. Ceux-ci le savaient bien, mais ils savaient aussi que l’instance  africaine a déjà enfreint ses règlements en qualifiant des joueurs  «empruntés». C’était le cas la dernière édition, et c’est même le cas de cette édition, puisqu’un joueur tunisien Mehdi Gara, participe  avec un club libyen, le Swihli, le club organisateur. L’Espérance estime donc qu’il est de son droit de bénéficier d’une dérogation spéciale  à l’instar de tous les clubs qui en ont déjà bénéficiée.


Mais ce que les responsables ne savaient pas ou ne voulaient pas croire c’est que le premier responsable de la CAVB, M. Amr Alouane est en même-temps le président de la Fédération Egyptienne et est même membre du Conseil d’Administration de la Fédération Internationale. C’est dire qu’il concentre trop de pouvoirs. Et les dérogations qui ont été accordées l’édition antérieure ont bénéficié entre autre à un club égyptien. Cette fois, aucun club du côté du pays des Pyramides n’a  sollicité de dérogation.


Enfin, signalons que le cas du club organisateur n’est pas un cas d’espèce puisque le joueur en question n’a bénéficié ni de transfert international ni d’un quelconque autre document de la FTVB. Ce qui est encore plus grave pour la crédibilité de la CAVB.


M.J.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com