Le sport de la… honte






Il est quasi certain que ce qui se passe à présent dans nos différents espaces de sport (stades et salles notamment) n’a rien à voir avec l’éthique et n’honore pas la Tunisie, cette grande nation de sport, aussi bien par les performances que par l’infrastructure et aussi les sacrifices énormes consentis par l’Etat au profit de la jeunesse et du sport. En fait, l’Etat tunisien mise sur la jeunesse et ne cesse de l’encourager à aller de l’avant. Malheureusement, il est regrettable de constater que les écarts de conduite, les agressions de tout genre, les dérapages et dépassements sont devenus, cette saison, le lot quotidien de notre sport.


De Bizerte à Sfax, en passant par Sousse, Kairouan, soit des pôles du sport en Tunisie, nous avons assisté à des actes déplorables. Le sport est-il devenu une source, voire la source de la discorde ou plutôt peut-on attester que ce qui s’est passé et se passe n’a rien à voir avec le sport et qu’il faut chercher les raisons de ces dépassements à répétition ailleurs, à savoir analyser ce phénomène socialement pour peut-être assainir le sport.


Peut-on aussi prôner le radicalisme pur et simple et exclure tous ceux qui portent atteinte à l’éthique sportive. Car les huis clos, éphémères du reste, n’ont rien apporté; pire, ils ont peut-être contribué à envenimer davantage une ambiance déjà tendue. Ce qui nous a été donné de constater ces derniers temps, nous amène à qualifier le sport en Tunisie de sport de la honte pure et simple. Et là, il appartient au département de tutelle d’intervenir énergiquement pour mettre un terme à ces dérapages pour sauver ce qui peut l’être, avant la fin de cet exercice périlleux et… honteux.


 

Mohamed Ali FERCHICHI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com