La L1 comme elle va : Ça a foiré là où on s’attendait le moins !






A l’issue des quatre rencontres de mise à jour du calendrier, le statu quo est de mise en haut du classement. Curieusement, c’est le match le moins important, sur le plan enjeu, qui a connu un déraillement inadmissible, comme si notre championnat, déjà entamé, en avait encore besoin.


 


Pour revenir à ces incidents qui ont eu lieu à la Marsa, nous ne pouvons qu’être surpris de voir les supporters de l’E.S.T. se déchaîner de la sorte. Qu’est-ce qui s’est passé pour les irriter à ce point ? Le comportement de l’arbitre ? Slim Jedidi, le referee du match, a peut-être commis des erreurs, mais pas au point de voir les Sang et Or mettre la défaite sur son dos. Il y a des jours où ça marche mal ou moins bien que d’habitude, et ça conduit à une défaite. Ce n’est sûrement pas la fin du monde et il n’y a pas de raison d’accuser les arbitres et cacher d’autres vérités. Malheureusement, un entraîneur aussi expérimenté que Youssef Zouaoui s’est laissé tomber dans le piège en axant toute sa déclaration d’après-match sur la prestation de l’arbitre.


C’est comme si l’Espérance avait livré un match parfait, sans erreurs tactiques ou individuelles et s’est heurtée à un Jedidi qui lui a refusé trois buts et sifflé deux penalties aux Marsois. Non, la réaction des Espérantistes n’était pas innocente: le public savait d’avance qu’un tel comportement allait imposer de nouvelles sanctions dont le huis clos. Malgré l’intervention de quelques joueurs, les supporters n’ont pas voulu arrêter leur manège et s’ils ont quitté le stade avant la fin du match, c’est qu’ils n’étaient pas satisfaits du rendement de leur équipe et non pas celui de l’arbitre. Or, quand on voit le coach et les dirigeants de l’Espérance expliquer ainsi une défaite méritée, on se dit alors que la situation est grave. Que Jedidi soit Clubiste, qu’est-ce que ça peut faire à l’E.S.T. ? Et puis, il en est à son cinquième match avec l’Espérance, pourquoi alors ne pas avoir refusé sa désignation pour les autres matches? A notre connaissance, l’E.S.T. est plus grande que ces basses justifications et une défaite, même causée par l’arbitre, ce qui n’était pas le cas avant-hier, ne peut pas lui faire du mal car l’équipe rebondira tout de suite après.


 


Ben Yahia enfonce Ben Belgacem


Au C.S.S., le printemps s’est bel et bien installé.  L’équipe a retrouvé le sourire et les résultats positifs ne font que se succéder avec deux qualifications, en Coupe de la CAF et celle de Tunisie et une belle victoire en déplacement contre le CAB. Qui se trouve derrière ce beau réveil ? Est-ce Khaled  Ben Yahia ?


Ce dernier vient de relever Decastel à un moment délicat, mais il semble avoir rapidement trouvé le remède. Il l’a déjà fait dans le passé et il semble renaître du côté de ... Sfax. Qu’est-ce qui a changé depuis l’avènement de Ben Yahia? Tout simplement, c’est dans la tête que certaines choses ont évolué dans le bon sens. On a, enfin, compris que seul le travail paie. Malheureusement pour Decastel, cette devise n’était pas de mise il y a quelque temps, en plus des problèmes vécus par le CSS surtout après les incidents du match contre l’Espérance. Avant-hier, Ben Yahia a non seulement gagné à Bizerte, mais il a également enfoncé Ferid Ben Belgacem qui ne trouve plus, le pauvre, des justifications aux défaites. Il ne cesse de déclarer qu’il est prêt à partir si l'intérêt du club le nécessite, mais il est toujours... là ! Après avoir été très actif pendant la CAN dans sa propagande envers Roger Lemerre, il est en train de vivre une série noire qui risque de faire très mal au CAB. C’est peut-être la faute à Ben Yahia, mais lorsque ça va aussi mal que ça, il y a toujours des reproches à se faire. Or, ça risque de ne jamais se faire.


 


Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com