VOLLEY-BALL C.A.C.C. 2008 : L’Espérance échoue aux pieds de la pyramide Zamalek






Après avoir battu Al Ahly lors du premier tour, l’EST s’est fait éliminer en demi-finale par Zamalek, un autre club égyptien. Décidément, le volley-ball du Nil ne nous réussit plus.


 


Pourtant, le match a bien commencé pour les représentants tunisiens. Un public souvent favorable a permis au Six sang et or d’entamer cette demi-finale en toute sérénité. Et c’est en toute logique que Ben Cheikh, Kaâbi, Fehri, Belaid, Ben Tara, Stankovic et le libéro Hamzaoui réussissaient à faire le break (deux point d’écart) et à le conserver : 8-6 ; 11-9.


Malheureusement, à ce moment Marouane Fehri cherchant à soutenir son block central se fait une vilaine entorse à la cheville droite. Il fut supplée par le jeune Chokri Jouini en toute hâte. Et les Egyptiens d’en profiter cruellement pour revenir au score d’abord, et de prendre le large ensuite : 14-14 ; 16-14 ; 20-16 ; 24 – 19. Finalement, les coéquipiers de l’excellent Achraf Abou Al Hassan, l’organisateur du Zamalek, remportèrent ce set par  25 – 20 devant une équipe espérantiste qui a accumulé les fautes directes, servi trop facilement et a assuré une réception moyenne. Seul le libéro Hamzaoui a été à la hauteur de l’événement.


La deuxième manche a vu les Egyptiens continuer sur leur lancée profitant d’un block espérantiste très perméable et … des erreurs criardes de la paire d’arbitrage soudanaise : 8-6 ; 11-8 ; 13 -10 ; 19-17. C’est à ce moment que Nikola, l’entraîneur espérantiste, prit son courage à deux mains pour lancer un autre jeune Hamza Rezgui à la place de Kaâbi en petite forme. Et l’Espérance de revenir grâce essentiellement à ses jeunes louveteaux, Jouini et Rezgui, mais aussi Hamzaoui le libéro : 22-20 ; 24-21 et 25-23.


La troisième manche a vu les Egyptiens en proie au doute devant la fougue des jeunes fers de lance tunisiens. Ainsi Salah Fathi et autre Mohamed Badawi accumulèrent les fautes permettant ainsi aux Tunisiens de prendre une avance confortable : 10-6. Malheureusement, et peut être faute d’un jeu très facile à lire, les coéquipiers de Belaid n’ont pas su exploiter à fond la baisse de régime de leur adversaire. En effet, Mehdi Ben Cheikh n’arrivait pas à trouver ses centraux. Ni Ben Tara, ni Stankovic ne réussissaient à prendre le dessus au filet. Le contre égyptien anticipait donc les choix de Ben Cheikh et arrivait à contrer efficacement Belaid.


Le reste fut une affaire d’expérience, et là, les Cairotes étaient plus forts et c’est ainsi qu’ils rattrapèrent leur retard : 18-18. Le retour de Kaâbi à la place de Rezgui était un très mauvais choix. De même que la surexploitation de Belaid, souffrant du dos. Les Sang et Or se font dangereusement distancer 19-24. Le retour, tardif, de Rezgui ne fît que confirmer l’erreur de coaching flagrante de Nikola puisque l’Espérance a réussi à revenir au score 22-24 ; mais c’était insuffisant. Zamalek gagne cette troisième manche : 25-22.


La dernière manche commença à l’avantage des Egyptiens. Même la titularisation de Kaâbi n’apporta pas une réelle solution à Ben Cheikh qui finit par sombrer vers la fin du set. C’en est trop pour une Espérance qui évoluait sans Fehri, un Belaid souffrant mais courageux et des centraux quasiment absents. Ajoutons enfin les nouvelles erreurs de Ahmed Mohamed le premier arbitre. Des erreurs, qui, curieusement ne sont commises que lorsque les Sang et Or semblent revenir au score. Enfin, le Zamalek finit par remporter ce set : 25-18.


Retenons quand même, que le match a failli dégénérer à deux reprises. Heureusement que des deux côtés du filet plusieurs joueurs ont réussi à garder leur calme, et c’est dans un excellent esprit de fraternité et de sportivité que les deux équipes ont quitté le parquet.


 

Mondher JEBENIANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com