E.S.S. – C.A. (2 – 2) : Gâchis étoilé, réalisme clubiste





Finalement, le suspense demeure entier à la suite de la parité qui a sanctionné les débats entre l’ESS et le CA, les deux seuls postulants au titre de champion de Tunisie. Cette confrontation, tant attendue aura tenu ses promesses essentiellement sur le plan émotionnel, puisqu’on a eu droit à une rencontre pleine et indécise jusqu’au bout.


 


On peut même aller plus loin pour dire qu’elle  aura été palpitante par moments, tant les deux teams tenaient farouchement à la victoire, notamment pour les Etoilés qu’un succès aurait mis sur la voie royale. Mais les Clubistes leur ont rendu la pareille.



A l’exception en effet des vingt-cinq premières minutes au cours desquelles les Tunisois ont été acculés dans leur zone, pressés par une équipe étoilée qui voulait en finir le plus tôt possible, les partenaires de Lassaâd Ouertani ont fait montre d’un cran admirable, surtout après le second but des locaux.


Les hommes de Abdelhak Ben Chikha, sévèrement exclu par le referee espagnol, sont effectivement parvenus à combler leur retard et jouer d’égal à égal avec leurs adversaires, notamment dans les duels, aussi bien dans leur surface de réparation qu’à  l’entrejeu, grâce à la mobilité  de Lassaâd Ouertani et à la détermination de Wissem Yahia qui s’est particulièrement distingué et a brillé pour sortir un grand match.


Le milieu des Rouge et Blanc, qui ont troqué à l’occasion leur casaque zébrée contre une tenue bleue, aura été omniprésent; à créditer donc d'une très bonne prestation.


Aussi, les Clubistes auraient-ils, en fin de compte, trouvé l’homme providence qui a insufflé un sang nouveau à ses coéquipiers à la suite de ce joli second but égalisateur. Une réalisation remettant les siens sur les rails  après avoir connu un court moment de flottement lorsque les Soussiens avaient pris l’avantage.


Malheureusement, pour les gars de Bab Jedid, leurs attaquants n’ont pu peser sur l’arrière-garde adverse qu’en de rares circonstances. Ni Dhaouadi, ni Ponkong, encore moins Ozagi n’avaient les arguments nécessaires pour venir à bout de Felhi  et compagnie.


Pour ces derniers, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes d’avoir raté le coche, essentiellement au cours de la période initiale., Gelson et consorts, notamment le Cap-verdien, se sont véritablement ingéniés afin de «réussir» un gâchis énorme   en ratant toutes les opportunités qu’ils se sont créées.


Pas moins de sept occasions de but franches  ont été ainsi lamentablement gâchées, à croire  qu’ils étaient à un concours de ratage.


Il était évident, en outre, que les Etoilés ont manqué de réalisme, puisque tombant dans le piège de la précipitation.


Ce qui explique la fébrilité de Gelson, lequel aurait abusé par ailleurs du jeu individuel, privant ainsi son partenaire Mehdi Ben Dhifallah, ainsi que les hommes de l'entrejeu, de bonnes balles.


Hormis les vingt ultimes minutes de la rencontre au cours desquelles ils ont fléchi sur le plan physique, peut-être aussi mentalement, les Etoilés ont bel et bien dominé leur adversaire du jour et auraient pu, non seulement empocher les trois points du succès, mais également se rassurer quant à la suite de la compétition.


Il semble toutefois que les Dieux du stade nous réserveraient  une fin hallucinante pour l’exercice en cours, dans la mesure où tout reste possible à quatre étapes de l’arrivée...


 

Mansour AMARA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com