Gates : La réduction des effectifs en Irak «inévitable»





Le secrétaire américain à la Défense accuse, par ailleurs, l’Iran  d’être «plus que désireux» de se procurer l’arme nucléaire


 


Le Quotidien-Agences


Une réduction des effectifs militaires américains en Irak est "inévitable avec le temps" mais les forces américaines doivent se préparer à de nombreuses années de lutte contre les "réseaux djihadistes violents", a déclaré le secrétaire à la Défense, Robert Gates.


Le chef du Pentagone, qui s'exprimait devant les cadets de l'académie militaire de West Point, a également  souligné que les Etats-Unis doivent rester engagés en Irak "pour éviter que la lutte prenne une plus mauvaise tournure ou pour éviter un danger accru à l'avenir".


Toutefois, ajoute-t-il, "une baisse du niveau des forces américaines en Irak est inévitable avec le temps - le débat en cours à Washington repose largement sur le rythme (de cette baisse)".


"Mais le genre d'ennemis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui - de violents réseaux djihadistes - ne nous laisseront pas en paix", poursuit Gates.


"On ne peut pas faire comme si ce défi générationnel n'existait pas, on ne peut pas fixer de calendrier, il n'y a pas de stratégies de sortie", dit-il en évoquant "de nombreuses années d'un combat incessant et engagé partout dans le monde à des degrés d'importance et d'intensité différents".


Les Etats-Unis disposent actuellement de 161.000 militaires en Irak. Le contingent devrait être ramené à 140.000 soldats cet été.


Le secrétaire à la Défense a, par ailleurs, estimé que Téhéran  était «plus que désireux» d’acquérir l’arme nucléaire, avant de mettre en garde contre les conséquences d’une guerre contre l’Iran.


"Une autre guerre au Moyen-Orient est la dernière chose dont nous avons besoin, et, en fait, je pense que ce serait désastreux à bien des niveaux", a-t-il déclaré dans un discours prononcé dans la soirée à l'académie militaire américaine de West Point, dans l'Etat de New York.


Robert Gates a expliqué qu'il préférait garder l'option militaire contre l'Iran sur la table, "compte tenu des politiques de déstabilisation du régime et des risques inhérents à une future menace nucléaire iranienne, directement ou par la prolifération".


Dans son allocution, Gates a ravivé un vieil axiome militaire, en appelant les élèves d'une école militaire à ne pas combattre, "à moins d'y être obligés".


"Ne combattez pas à moins d'y être obligés. Ne combattez jamais seuls. Et ne combattez jamais longtemps", a prévenu le ministre.


Cet axiome est emprunté à Fox Conner, un mentor des généraux Dwight Eisenhower et George Marshall, pendant la deuxième guerre mondiale.


Ces propos illustrent les contraintes actuelles de l'armée américaine après six ans et demi de guerre en Afghanistan et cinq ans en Irak.


"L'axiome de Conner plane sur les discussions actuelles sur la conduite à tenir avec les Etats voyous qui soutiennent le terrorisme, comme l'Iran qui constitue une force déstabilisante pour le Moyen-Orient et l'Asie du Sud-Est et, de mon point de vue, est déterminé à acquérir l'arme nucléaire", a déclaré Gates.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com