Crise de la Ligue Tunisienne pour la défense des droits de l’Homme : Reprise des tractations en vue d’une solution consensuelle





Tunis - Le Quotidien


Nouveaux rebondissements dans la crise qui secoue depuis plusieurs années la Ligue Tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH). Le comité directeur de l’organisation devrait soumettre incessamment un document comportant son point de vue sur les moyens à même de faire sortir la ligue de sa paralysie au président du Comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, Moncer Rouissi. Ce dernier avait rencontré à plusieurs reprises au cours des derniers mois, le président de la LTDH, Mokhtar Trifi, avec lequel il a discuté des possibilités de la tenue, du prochain congrès de l’organisation dans les plus brefs délais.


La ligue est paralysée depuis septembre 2005, suite à l’interdiction de son congrès sur fond de poursuites engagées contre son comité directeur, accusé de “violation des règlements de l’association” et d’ “abus de pouvoir”.


Ce recours en justice a été introduit par certains présidents de sections de la ligue qui contestent une restructuration de l'organisation à travers des “dissolutions-fusions” ayant conduit à la réduction du nombre des sections et par conséquent à “l’éviction” de certains dirigeants de ces structures régionales.


Les plaignants ont notamment accusé le comité directeur d’avoir procédé à cette restructuration afin d’exclure les adhérents ne partageant pas leurs points de vue”, en l’occurrence les militants proches du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).



Plusieurs tentatives de resserrement des rangs fragmentés de la ligue ont eu lieu depuis septembre 2005. Il s’agit notamment de la constitution d’une commission de bons offices regroupant des anciens dirigeants de l’organisation et du retrait par certains présidents de sections des plaintes qu’ils avaient déposées.


Récemment, les autorités ont décidé de permettre aux militants de la ligue d’utiliser “sans restriction” le siège central de l’organisation.


Cette levée de restrictions est perçue par certains observateurs comme “preuve de bonnes intentions” de la part des pouvoirs publics par les observateurs.


Fondée en 1977, la LTDH est la doyenne des organisations de défense des droits de l’Homme dans le monde arabe et en Afrique.


W.K.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com