Expo/BIAT : Sehili au cœur d’une banque





Mardi dernier en fin d’après midi, la BIAT s’est ouverte au grand art et à la créativité. Les personnels et hauts cadres étaient tous de la partie pour  accueillir autour d’un festin et dans un cadre joliment orchestré, le tout Tunis (ou presque). L’occasion : Mahmoud Sehili, l’un des maîtres de la peinture dans nos murs expose ses récentes œuvres au hall de la banque. Une première venant du cœur et de l’âme à saluer…


Le hall et le premier étage de la banque privée qui fait le coin entre l’avenue Habib Bourguiba et la rue de Yougoslavie se sont transformés, le temps de cette exposition qui se prolongera jusqu’au 22 mai prochain, en une galerie d’art. L’exposition compte 38 Sehili. La totalité est fraîchement peinte. Sur un chevalet, on a placé une œuvre vieille de 45 ans, baptisée Le Florentin. Une petite merveille qui n’est pas à vendre. «J’ai l’impression que celui-ci me fait du mal, un mal qui me fait du bien, qui me parle et qui me guide vers ce qu’il y a de meilleur en moi pour le bien de la toile, c’est la toile qui réalise à travers un élan divin qui me traverse comme une lumière venant de l’intérieur…», raconte le peintre des ombres et des lumières, des hommes et des femmes, des mers, des cieux et des terres…


A 77 ans, Mahmoud Sehili est au sommet de son art. Sa peinture valse toujours entre le figuratif et l’abstrait dans une musicalité qui raconte des vies et des histoires de quartier tirées de son enfance, grandement colorée et timidement rythmée à la fois. «Mahmoud Sehili, c’est l’histoire d’une peau d’âme», a dit un jour  le philosophe Youssef Seddik sur cet homme qui a consacré toute sa vie à peindre et à transmettre sa passion à plusieurs générations. L’ancien prof à l’Ecole des Beaux-Arts de Tunis continue à enseigner dans son atelier de Sidi Bou. Outre les expos personnelles et collectives en Tunisie, l’homme a traversé les continents avec ses ombres et lumières. Et laissé quelques éclats dans des musées internationaux.


Pour cette première initiée par le PDG Slaheddine Laâjimi, il y a de quoi être fier de cette action lancée par  la BIAT au profit des artistes et de l’art.


Cette banque, on le sait, n’en est pas à sa première opération du genre. Il y a quelques années, elle a financé la Médiathèque de l’Ariana. Plus tard, elle a récidivé en restaurant le Théâtre municipal de Tunis. Dans d’autres manifestations culturelles et sportives, elle a toujours répondu présente. Si seulement, d’autres firmes et d’autres argentiers suivaient l’exemple de la BIAT, l’art dans toutes ses disciplines volerait très haut dans nos murs et ailleurs.


 


Zohra ABID   




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com