C.A. : Le tribut de l’inexpérience !





«C’est ça l’Afrique», annonçait Abdelhak Ben Chikha à l’issue de la rencontre face à Enyimba, dimanche à Aba ! Oui, c’est ça la jungle africaine, la savane africaine et l’aventure africaine !


 


Les Clubistes ont vécu un après-midi cauchemardesque à l’occasion de cette rencontre aller du dernier tour préliminaire de la Ligue des champions. Un après-midi au cours duquel ils auraient tout vu et tout enduré !


Certes, ils ont commenté en long et en large les fantaisies arbitrales, l’envahissement du terrain par le public après le coup de sifflet final et les moments de terreur vécus par le groupe, mais ils ont omis de dire que le CA qui s’est longtemps éloigné de l’Afrique et a «boudé» sa compétition pendant de longues années, n’est pas parvenu à se réadapter à la réalité africaine.


Déjà, au tour précédent Ben Chikha et ses hommes ont frôlé la correction alors qu’ils avaient affaire à un modeste adversaire qu’ils ont pu littéralement dominer au retour. Ce qui prouve indéniablement que mentalement les gars de Bab Jedid n’étaient pas bien préparés pour relever tous les défis y compris la partialité de certains referees.


Pour revenir au plan purement technique, disons que notre représentant a beaucoup perdu au cours de cette confrontation. En plus du score lourd qui a sanctionné les débats, les Clubistes ont perdu trois joueurs, et non des moindres.


Mohamed Ali Gharzoul et Youssef Mouihbi, ayant été expulsés, ainsi que Mohamed Bachtobji, qui a récolté un second carton, sauteront la seconde manche. Tant de soucis pour le staff technique, appelé à résoudre ce nouveau problème, notamment celui de l’absence des deux éléments composant habituellement la paire axiale. Dur, dur s’annonce le retour!


Et le derby ?


En attendant, voilà que le derby de la capitale s’installe de nouveau pour accaparer le paysage footballistique. Un rendez-vous qui vient à un moment crucial de la compétition et que les Clubistes doivent négocier avec la plus grande minutie, sachant qu’ils n’ont plus désormais droit à l’erreur.


Comment l’aborderont-ils ? Parviendront-ils à gommer de leur mémoire ce voyage mouvementé à Aba ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite, afin de continuer à croire en ce titre jusqu’au bout...


 


Mansour AMARA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com