Contrats Clubs-Joueurs : Ce qui doit changer





La réglementation qui gère le football tunisien date de l’année 2003, et même les quelques modifications apportées à certains textes en 2005, restent insuffisantes, et loin de faire l’unanimité auprès de tous ceux qui touchent au sport roi.


 


 Les textes qui doivent être modifiés, se rapportent aux  règlements généraux, mais aussi aux règlements sportifs, ainsi que la réglementation du football professionnel, le cahier des charges du championnat professionnel, et jusqu’aux contrats types des joueurs et entraîneurs.


Cette réglementation ne répond plus dans une grande partie de ses textes, à la conjoncture actuelle de notre football qui est entré, dans sa pratique, de plain pied dans le professionnalisme.


Une des premières modifications qui doivent être apportées, doit toucher le modèle de contrat proposé par la FTF aux clubs dans leurs relations avec les joueurs. En effet les contrats actuels sont très favorables aux joueurs et ne donnent nullement la possibilité aux clubs de se protéger des comportements des joueurs, dont une grande partie ne semble pas faire la différence entre droits et devoirs, et le professionnalisme pour eux, se limite au chapitre financier uniquement.


Ces contrats doivent donner la possibilité aux clubs de contrôler étroitement les joueurs, de pouvoir les sanctionner, et même résilier leur contrat, sans encourir des “retombées” s’ils prouvent que le joueur est fautif ou en infraction.


Il est vrai que certains articles permettent aux clubs de se défendre, mais les sanctions prévues par le législateur sont tellement minimes, que la majorité des clubs n’éprouvent pas le besoin de les appliquer.


Il est vrai aussi qu’il est donné aux clubs actuellement d’établir des avenants, mais cela reste très insuffisant pour protéger les clubs, et leur permettre de gérer leur capital humain dans le cadre de la légalité et sans  empiéter  sur les règlements.


Une simple revue des P.V. de la commission des litiges de la F.T.F. nous donnera une idée assez claire sur le nombre des affaires qui opposent joueurs et clubs, et dont les verdicts sont, à un large pourcentage, à l’avantage des joueurs.


L’évolution de notre football passe aussi par la révision des textes qui le régissent et en particulier les contrats des joueurs qui, comme les travailleurs dans n’importe quel domaine, sont tenus de fournir l’effort nécessaire pour mener à bien leur mission et pour donner un rendement maximum, afin de justifier leurs salaires assez élevés et participer au relèvement du niveau du football qui requiert un rendement maximum qui ne peut générer qu’une concurrence saine et loyale, mais toute bénéfique.


Mohamed Hédi




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com