Rencontres chorégraphiques de Carthage : Tunisien et fier de l’être





Avec «Tounsi», le chorégraphe Imed Jemâa donnera, ce soir, le ton de la nouvelle édition des Rencontres chorégraphiques de Carthage. Une chorégraphie qui peint, via le corps, notre jeunesse.


 


«Nous avons tenu à offrir à nos invités et amis chorégraphes, artistes et amoureux de la danse, une chorégraphie tunisienne. Nous voulons toujours mettre en exergue les potentiels créatifs de nos chorégraphes. Pour nous, c’est essentiel et fondamental. Pour cette édition spéciale où nous accueillons fièrement la biennale des Rencontres Chorégraphiques de l’Afrique et de l’Océan Indien, nous avons jugé très intéressant d’offrir à nos jeunes danseurs la chance de se produire devant des invités de marque. Une grande mission que nous avons confiée à une tête d’affiche de la danse contemporaine, notre ami l’artiste Imed Jemâa», a souligné la directrice des Rencontres Chorégraphies de Carthage, Syhem Belkhodja, lors d’une rencontre avec la presse nationale, il y déjà une dizaine de jours.


Et Madame la directrice n’a pas tort, car Imed Jemâa jouit d’une bonne place sur la scène nationale et internationale. En véritable créateur, ce chorégraphe a su trouver tout au long de son expérience le bon filon pour présenter des chorégraphies à couper le souffle. Danseur classique puis contemporain, Imed Jemâa est lauréat du grand prix des Rencontres de Bagnolet en 1992, la médaille d’argent de la meilleure chorégraphie des «Jeux de la francophonie» en 1994…


Calme et silencieux, Imed Jemâa parle peu et danse mieux. Le nouveau rendez-vous avec ce danseur de talent sera ce soir avec «Tounsi» qu’on peut traduire tout simplement par «Tunisien». Une chorégraphie où il continue à être à l’écoute de la rue tunisienne et des pensées des jeunes. Imed Jemâa que vous pouvez croiser à l’avenue de Paris toutes les matinées ou quelque part à la Rue Marseille en train de déambuler, a choisi de creuser dans les comportements et les attentes de la jeunesse tunisienne qui restent pour lui une vraie mine d’idées.


Influencés par la multitude de chaînes TV de toutes couleurs et de toutes orientations, rêveurs d’un avenir meilleur, ambitieux mais aussi et parfois perdus dans le labyrinthe du quotidien, nos jeunes ont leur mot à dire dans une société en mutation continue. Mais aussi, ils ont besoin de communiquer leurs joies, leurs soucis, leurs frustrations, leurs déceptions…


«Tounsi», une chorégraphie qui se nourrit de cette énergie, de cet enthousiasme, de cette fraîcheur, mais aussi de ces quelques notes tristes qui peuvent surgir dans la vie. Produite dans le cadre de la compagnie Sybel Ballet Théâtre, la chorégraphie dont la durée est de 60 minutes réunit quelques fleurs de la scène chorégraphique nationale, à savoir, Oumaïma Mannaï, Inès Chkimi, Jihène Ben Amor, Kaïs Chouibi, Mohamed Toukabri, Haythem Toumi, Mohamed Amine Bouali, Hamdi Trabelsi et Selim Ben Safia, toujours sous la direction de Imed Jemâa.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com