Vie politique : Prémices d’une alliance autour d’Ettajdid en prévision des échéances de 2009





Une nouvelle alliance entre des formations de gauche commence à se tisser autour du Mouvement Ettajdid (ancien Parti Communiste Tunisien) à plus d’une année du scrutin législatif et présidentiel.


 


Tunis — Le Quotidien


Réunis récemment au siège du Mouvement Ettajdid, au centre de Tunis, plusieurs chefs de formations politiques, de gauche et personnalités de la société civile sont convenus d’accélérer les concertations en vue de créer une alliance électorale entre les «forces de l’opposition démocratique et progressiste» en prévision des échéances électorales de 2009.


Ahmed Brahim, secrétaire général du Mouvement Ettajdid, Mohamed Kilani et Mohamed Jemour,  étaient parmi les présents à la réunion.


Certaines personnalités de la société civile dont l’ancien bâtonnier, Me Abdessattar Ben Moussa, et le syndicaliste Mohamed Salah Kheriji, ont également assisté à la réunion.


«L’intérêt se porte sur une participation en rangs resserrés aux prochaines élections législatives et présidentielle», précise Adel Chouech, membre du Bureau politique et député d’Ettajdid.


A preuve : un communiqué publié par le conseil central de l’ex parti communiste tunisien tenu dimanche dernier, a indiqué que le parti permettra à l’opposition démocratique de «bénéficier» de son droit constitutionnel à la présentation d’un candidat à la présidentielle de 2009.


Ettajdid a, en effet, le droit de présenter la candidature de son secrétaire général, Ahmed Brahim, à la présidentielle.


D’autant plus que M. Brahim répond aux conditions d’éligibilité fixées par la dernière réforme constitutionnelle.


Une coalition autour d’Ettajdid regroupant des partis de gauche et des groupuscules non reconnus, avait parrainé un candidat à la présidentielle de 2004, en l’occurrence Mohamed Ali Halouani, alors président du conseil national d’Ettajdid.


Fondé en 1920 Ettajdid avait abandonné en 1993 le communisme pour suivre la ligne centre-gauche.


En juillet 2007, le parti, représenté au parlement, a réussi à «coopter» des personnalités indépendantes dont l’économiste Mahmoud Ben Romdhane et l’universitaire féministe Sana Ben Achour, pour former une «coalition laïque en rupture avec les courants favorables à l’instrumentalisation de la religion à des fins politiques».


Ettajdid se définit désormais comme l’un des porte-flambeau des valeurs modernistes et des gardiens du temple du projet moderniste tunisien.


Walid KHEFIFI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com