Que devons-nous attendre de la Banque mondiale ?





En Tunisie et certainement dans le monde, la Banque mondiale est en train de mener une sorte de sondage d’opinion où elle semble vouloir aller au fond des choses, écouter les critiques, savoir ce que les autres pensent d’elle…


C’est une excellente idée car, à entendre ce qui se dit depuis des années, la coupe est pleine alors même que la Banque mondiale est concurrencée par une foule d’autres institutions financières vouées au développement, y compris par le marché obligataire privé aux Etats-Unis, au Japon, en Europe…


Les critiques les plus radicales émanent des ONG qui dénoncent ses politiques, ses structures et leur légitimité (tout en militant pour l'annulation de la dette des pays en développement). Mais il y a aussi les acteurs sociaux qui protestent contre les conséquences sociales et environnementales des politiques menées par elle. Il y a également ceux qui revendiquent la mise en place de procédures de contrôle, en particulier par les parlements nationaux. D’autres sont pour la création de mécanismes de recours indépendants contre elle. D’autres encore estiment que les choses ne changeront pas si nous ne parvenons pas à instituer la coopération de toutes les institutions financières internationales avec les autres institutions des Nations unies.


Et s’il ne faut retenir qu’une seule opinion, nous pencherions pour l’attitude de Joseph Stiglitz, ancien économiste en chef de la Banque mondiale, qui n’y va pas par quatre chemins quand il appelle à réformer l'ensemble des institutions financières internationales (pas seulement la Banque mondiale) et à renoncer au principe "un dollar, un vote".


Manoubi AKROUT


manoubi.akrout@planet.tn




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com